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LightSail 2 nous offre deux nouvelles photos sublimes de la Terre

Crédits : The Planetary Society

La voile solaire LightSail-2, signée The Planetary Society, a renvoyé de nouvelles images de la Terre prises depuis l’espace. Et c’est toujours aussi beau.

Lancé fin juin par le lanceur lourd Falcon Heavy de SpaceX, Lightsail 2 est un petit satellite avec de grandes ambitions : tester le principe de la voile solaire. L’idée serait d’utiliser les rayonnements du Soleil (photons) pour assurer la propulsion d’une sonde ou d’un vaisseau, comme pourrait le faire un voilier s’appuyant sur la force du vent. À terme, ce nouveau moyen de propulsion pourrait nous permettre de parcourir de plus longues distances dans l’espace, tout en économisant un maximum d’énergie.

Pour l’instant, on n’en est pas là. L’heure est aux tests. Après sa mise en orbite, le système Lightsail 2 a répondu correctement aux commandes au sol, et tout semble fonctionner comme prévu. Désormais placé à environ 720 km d’altitude, LightSail 2 (10 × 10 × 30 cm) se préparait depuis quelques jours au premier déploiement de sa voile solaire de 32 mètres carrés (ce dimanche). Et là encore, tout semble s’être déroulé comme prévu.

La Terre depuis l’espace

Entre-temps, le petit CubeSat a même eu le loisir de photographier note planète. Une première image de la mer des Caraïbes, capturée le 7 juillet dernier, puis une seconde du Mexique, capturée le 12 juillet dernier. On y aperçoit également la pointe de la Californie sur la gauche, la tempête Barry, en haut à droite, ainsi que la Lune, visible à droite de l’image.

Crédits : The Planetary Society
Crédits : The Planetary Society

Est-ce la première tentative ?

Non, l’idée ne date pas d’hier. Dès 1975 la NASA a d’ailleurs pensé une première voile solaire dans le but de visiter la comète de Halley. Mais le projet fut rapidement abandonné. En 1999, The Planetary Society, à l’origine de LightSail-2, a également travaillé sur un engin du même type, Cosmos-1. Malheureusement, son lancement s’est soldé par un échec. Ce n’est qu’en 2010 que les choses ont un peu évolué. Avec l’Agence spatiale japonaise, d’abord, qui parvint à lancer sa propre sonde à voile solaire, baptisée Ikaros. Puis en 2015 avec The Planetary Society, encore, qui réussit de son côté à déplier une première voile solaire, baptisée LightSail-1.

Le futur de l’exploration spatiale

À terme, la technologie devrait se peaufiner, nous laissant entrevoir la possibilité, un jour, d’aller beaucoup plus loin. Car si le principe de “voyage interstellaire” tenait jusqu’à présent de la science-fiction, les intentions sont aujourd’hui bien réelles. LightSail-2 n’est pas très grand, et ses aspirations sont modestes. Mais à terme, ce moyen de propulsion pourrait être utilisé pour visiter d’autres systèmes. Le projet Breakthrough Starshot, par exemple, espère utiliser une voile solaire pour atteindre Alpha Centauri (4,9 années-lumière) en 20 ans, au lieu des 30 000 nécessaires avec la technologie actuelle.

Si l’on part du principe que nous serons capables un jour d’une telle prouesse, se posera ensuite la question du freinage. Un nano-vaisseau alimenté par des photons ne pourrait en effet se placer en orbite, car trop rapide, passant ainsi devant les planètes visitées en seulement quelques secondes avant de continuer sa route. Ce serait quand même dommage.

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