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L’homme qui racontait ses rêves pourrait nous permettre de comprendre pourquoi nous parlons en dormant

Crédits Pixabay

Bien que la plupart d’entre nous rêvent chaque nuit, nous nous réveillons bien souvent avec très peu de souvenir, cependant McGregor était un homme différent, il a été l’un des causeurs de sommeil les plus prolifiques du monde.

Ce comportement plus qu’étrange a été enregistré presque tous les soirs par Michael Barr dans les années 60, dans une compilation appelée « The Dream World of Dion McGregor ». Cependant, bien que cela fasse plus de 20 ans que McGregor soit mort, les scientifiques de la Harvard Medical School pensent que ces enregistrements peuvent les aider à résoudre l’un des plus grands mystères de la recherche sur le sommeil : pourquoi parlons-nous lorsque nous dormons ?

A en croire les statistiques, jusqu’à 5 pour cent des adultes parlent régulièrement dans leur sommeil, mais habituellement, nos divagations (plus connus sous le nom scientifique de somniloquie) ne sont guère plus que quelques phrases marmonnées, ce qui rend l’analyse des somniloquies très difficile pour les scientifiques.

Tzadik et Torpor Vigil Records
Tzadik et Torpor Vigil Records

Le travail de McGregor est pris très au sérieux, malgré que l’on ne puisse pas prouver l’authenticité de ses narrations. Reconnu comme sain d’esprit, ses paroles sont particulièrement précises, ses dires ont moins de contradictions et d’incohérences qu’un homme lambda. L’analyse de la narration onirique de McGregor (soit 294 somniloquies) ainsi que d’autres patients sera essentielle pour savoir si lorsque nous parlons en dormant nous sommes dans un rêve ou dans une autre phase (peut-être inconnue) du sommeil. Bien entendu, des examens de l’activité cérébrale de divers patients seront un élément clé pour compléter ce trésor de données.

Rien que pour vous, un petit extrait des somniloquies de McGregor : « Oh, ça ne complète pas ma collection ! Non ! Oh Non ! Voyons voir, j’ai un Dodo, une pierre et un phœnix ! Seigneur…. Un ptérodactyle, oui, la licorne, le griffon, Oh Oui, bien, une sirène ne compte pas, elle est dans la mer ! Non, bien, si elle sort de l’eau, alors je vais l’accoupler avec le Centaure ! Oui ! Qu’est-ce que vous en pensez ? Certainement ! Bien, je ne sais pas ? Qu’est-ce que vous en pensez ? Bien, si vous ne les accouplez pas, alors vous savez qu’ils vont mourir ! ».

Source : ScienceAlert

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Rédigé par Thomas Allaume