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L’Homme possède-t-il un 6 ème sens pour détecter les champs magnétiques ?

Crédits : HypnoArt/Pixabay

Selon Joe Kirschvink, un scientifique de l’Institut de Technologie de Californie (Caltech), l’Homme posséderait une sorte de sixième sens qui lui permettrait de détecter les champs magnétiques de la Terre, comme c’est le cas chez les oiseaux ou encore certains mammifères. 

Spécialiste du biomagnétisme mais aussi du paléomagnétisme, Joe Kirschvink, un scientifique de l’Institut de Technologie de Californie (Caltech), a réalisé des travaux qui mettent en évidence un « sixième sens », à savoir un sens magnétique chez l’Homme, et affirme ainsi que « les humains ont des magnétorécepteurs fonctionnels« . Pour lui, l’expérience qu’il a menée peut être « répétée et vérifiée », ce que la recherche sur la magnétoréception n’a encore jamais été en mesure de faire auparavant.

Son étude, qui n’a pas encore été examinée par ses pairs et donc pas encore validée pour publication, mais cependant décrite dans la revue Science Magazine, n’a concerné que 24 personnes. Celles-ci ont été invitées à siéger dans le noir et dans une cage de Faraday, une structure qui filtre les « bruits de fond électromagnétiques » avec des bobines de fil. Une fois dans la cage, les participants ont été exposés à « un champ magnétique pur », uniforme et sans aucune interférence. Tous étaient équipés de capteurs sur le crâne afin de réaliser un électro-encéphalogramme et pouvoir suivre leur activité cérébrale.

Différentes expériences ont été réalisées. Pour certaines, un champ magnétique aussi fort que celui de la Terre tournait lentement autour de la tête des participants. Lorsque le champ magnétique tournait à l’inverse des aiguilles d’une montre, les ondes alpha des participants baissaient considérablement, suggérant ainsi que le cerveau des participants s’activait « en réponse active au champ magnétique » d’autant que la réponse neurale avait lieu après un petit délai (quelques centaines de millisecondes). Selon le scientifique, d’autres laboratoires tenteront de confirmer ses résultats, notamment au Japon et en Nouvelle-Zélande.

Source : caltech, sciencemag