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L’hépatite B affecte l’humanité depuis des siècles

Crédits : Wikimedia Commons / Centers for Disease Control and Prevention's Public Health Image Library

Le séquençage du génome d’une souche virale de l’hépatite B retrouvée dans le corps momifié d’un jeune enfant de deux ans mort au XVIe siècle confirme que l’agent pathogène  sévit depuis au moins 400 ans.

Cet enfant de deux ans mort vers 1569 et enterré dans la basilique de San Domenico Maggiore à Naples en Italie, n’aurait donc pas été victime de la variole comme on le supposait auparavant. Des chercheurs de l’université McMaster au Canada ont pu, en analysant de petits échantillons de tissu de la peau et des os, identifier des fragments d’ADN viral. L’analyse génomique a finalement révélé qu’il s’agissait bien du virus de l’hépatite B. Les résultats de ces travaux ont été publiés ce jeudi dans la revue américaine PLOS Pathogens.

Cette découverte confirme ainsi que l’hépatite B affecte l’humanité depuis longtemps et a peu évolué au cours des 450 dernières années, explique  le principal auteur Hendrik Poinar, généticien à l’Université McMaster. « Ces données montrent l’importance de l’analyse moléculaire pour identifier la présence d’agents pathogènes du passé, ce qui nous permet de mieux déterminer depuis combien de temps ils infectent les humains ainsi que leur évolution au cours du temps », précise-t-il. « Plus nous déterminons la manière dont se sont déroulées des pandémies et des flambées infectieuses dans le passé, plus nous comprenons comment ces virus se propagent aujourd’hui, ce qui nous aidera à mieux les contrôler », fait valoir le chercheur.

Rappelons que l’hépatite B est une infection virale qui s’attaque principalement au foie. Elle peut être à l’origine de maladies aiguës ou chroniques, comme la cirrhose ou le cancer du foie. Le virus se transmet généralement par contact avec le sang ou d’autres fluides corporels provenant d’une personne infectée. On estime aujourd’hui que 257 millions de personnes dans le monde vivent avec l’hépatite B. En 2015, 887 000 personnes sont décédées des suites de cette infection.

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