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L’étoile « la plus mystérieuse de notre galaxie » refait encore parler d’elle

KIC 8462852 dans l'infrarouge et l’ultraviolet. Crédits : IPAC/Nasa

Une baisse brutale de luminosité vient d’être observée sur la très étrange étoile KIC 8462852, alias Tabby. Entre les 17 et 19 mai derniers, la luminosité de l’étoile a en effet brusquement chuté d’environ 2 %, laissant les astronomes enthousiastes, mais encore perplexes.

Il y a quelque temps, la NASA repérait une étoile étrange, KIC 8462852, que vous retrouverez dans la constellation du Cygne à 1 480 années-lumière de la Terre. Victime de baisses d’intensité de sa luminosité jusqu’alors inexpliquées, deux hypothèses étaient alors sorties du lot. Certains parlaient d’extraterrestres, spéculant sur la présence d’une mégastructure alien autour de l’étoile (sphère de Dyson), une hypothèse balayée en novembre par la NASA, d’autres ont alors pensé à un gigantesque ballet de comètes en transit. Mais encore une fois, l’hypothèse ne tient plus comme le confirme cette nouvelle étude qui revient sur cent ans d’observation.

Plus récemment, une explication convaincante fut avancée pour expliquer les caprices perturbants de l’étoile de Tabby : celle-ci aurait tout simplement avalé une planète, il y a entre 200 et 10 000 ans. Ce repas cosmique aurait alors pu rendre l’étoile temporairement plus brillante et les astrophysiciens auraient simplement observé depuis un siècle son retour à son état d’équilibre standard.

Mais alors qu’est-ce que c’est ? Les chercheurs ne savent toujours pas, mais plus ces derniers seront en mesure de récolter et d’analyser un maximum de données et plus ils pourront suggérer des hypothèses. D’ailleurs, l’étoile vient de refaire parler d’elle. Les résultats obtenus avec le télescope spatial Kepler montrent en effet qu’entre le 17 et le 19 mai 2017, la luminosité de l’étoile a brusquement chuté d’environ 2 %. Tabetha Boyajian, de la Louisiana State University qui observe depuis quelques mois ces étranges fluctuations de luminosité, estime que c’est uniquement le début du phénomène. Enthousiaste, la chercheuse appelle d’ailleurs les chercheurs du monde entier à braquer leurs télescopes vers KIC 8462852.

Car aussi puissant que soit le télescope spatial Kepler, il en faudra beaucoup plus pour tenter de déterminer ce qui se trame à près de 1 500 années-lumière de notre planète. Le but sera à présent d’observer KIC 8462852 sur de nombreuses longueurs d’onde différentes pour éliminer certaines hypothèses. Il faudra cependant être patients, car l’analyse de ces prochaines données devrait prendre des mois.

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