in

L’État français porte plainte pour l’ours abattu dans les Pyrénées !

Crédits : Hugo Clément / Facebook

Il y a quelques jours, un ours mort a été retrouvé dans les Pyrénées, visiblement abattu par une arme à feu. Après autopsie, les médecins ont confirmé cette hypothèse. Désormais, il est question d’identifier le ou les auteurs de ce massacre. L’État a porté plainte et les autorités ont ouvert une enquête.

L’ours tué par balles

Le 9 juin 2020, un ours a été retrouvé mort dans l’Ariège (Pyrénées), comme l’explique Le Monde. Il s’agissait, selon la préfète Chantal Mauchet, d’un jeune mâle de 4 à 5 ans dont la masse était de 150 à 200 kg. L’animal n’a pas été identifié puisque celui-ci ne portait aucun collier de géolocalisation. Rappelons que ce genre de dispositif équipe notamment les ours provenant de Slovénie et réintroduits dans les Pyrénées dans les années 1990.

La dépouille de l’animal a été découverte près du cirque de Gérac (altitude 1 800 m) par des membres de l’Office français de la biodiversité. Ces derniers effectuaient des constats de prédation à la demande d’éleveurs de brebis en raison d’animaux décimés. La dépouille de l’ours a ensuite été transportée par hélicoptère et a été autopsiée à l’école vétérinaire de Toulouse. C’est là que les médecins ont confirmé l’hypothèse de l’abattage par arme a feu.

ours mort
Crédits : Hugo Clément / Facebook

L’État porte plainte

La ministre de la transition écologique, Elisabeth Borne a déclaré que l’État allait porter plainte. Ce sera également le cas de plusieurs associations dont Pays de l’ours, défendant la présence de l’ours dans les Pyrénées. Laurent Dumaine, procureur de la République de Foix, a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « destruction non autorisée d’une espèce protégée ». Il s’agit là d’une infraction passible de trois ans de prison et 150 000 euros d’amende. Les autorités et les associations désirent vivement retrouver les coupables afin de les condamner.

Rappelons au passage qu’il s’agit du deuxième ours retrouvé mort en 2020 dans les Pyrénées. En avril, la dépouille de l’ours Cachou avait été découverte dans le val d’Aran, côté espagnol. Toutefois, les autorités n’avaient pas divulgué les causes de sa mort.

Pratiquement disparu il y a une trentaine d’années, l’ours brun a progressivement repris ses droits depuis la réintroduction dès 1991 de spécimens provenant de Slovénie. Depuis, les tensions avec les éleveurs locaux sont fréquentes. Il est vrai que ces animaux font des dégâts chez les éleveurs d’animaux ainsi que chez les apiculteurs. Aujourd’hui, on estime le nombre d’ours à environ une cinquantaine dans les Pyrénées.