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L’ESA sélectionne sa mission pour chasser les exoplanètes : lancement prévu pour 2028

Crédits : ESA/ATG medialab, CC BY-SA 3.0 IGO

L’agence spatiale européenne vient d’annoncer avoir sélectionné la mission ARIEL (Atmospheric Remote-sensing Exoplanet Large-survey) pour un lancement prévu en 2028. La mission scrutera les atmosphères de milliers d’exoplanètes pour en apprendre plus sur leur formation et leur évolution.

Mieux appréhender la diversité et l’évolution des exoplanètes semble être une priorité pour l’Agence spatiale européenne (ESA), qui sélectionne finalement le projet ARIEL pour sa prochaine mission spatiale de classe moyenne, avec un lancement prévu pour 2028. Son but : « aborder les questions fondamentales de la formation des exoplanètes et de la formation et de l’évolution des systèmes planétaires, en examinant les atmosphères de plusieurs centaines de planètes différentes en orbite autour de différents types d’étoiles », peut-on lire.

« ARIEL est une étape logique dans la science des exoplanètes, qui nous a permis de progresser sur des questions scientifiques clés concernant leur formation et leur évolution, tout en nous aidant à comprendre la place de la Terre dans l’Univers », explique Günther Hasinger, de l’ESA dans un communiqué. « ARIEL permettra aux scientifiques européens de maintenir leur compétitivité dans ce domaine dynamique. Elle s’appuiera sur les expériences et les connaissances acquises lors des précédentes missions d’exoplanètes ».

Ces missions précédentes comprennent le vaisseau spatial COROT, de l’ESA, exploité de 2007 à 2012, et le prolifique télescope spatial Kepler de la NASA, à l’origine de la découverte des deux tiers des quelques 3 500 planètes extraterrestres confirmées à ce jour. Et, au moment où ARIEL décollera, plusieurs autres missions concernant les exoplanètes auront également apporté leur contribution. Le satellite TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite) de la NASA, devrait quant à lui être lancé le mois prochain. Il aura pour mission de découvrir des mondes extraterrestres entourant certains des plus proches voisins du Soleil. Notons également le satellite CHEOPS, de l’ESA, qui mesurera les diamètres de planètes extraterrestres dont les masses sont déjà connues, ce qui permettra de déduire leur composition approximative (rocheuse ou gazeuse). L’instrument devrait être prêt à décoller d’ici la fin de l’année.

L’Europe développe également une mission appelée PLATO, dont le lancement est prévu en 2026. Ce vaisseau spatial cherchera des mondes extraterrestres rocheux qui pourraient être capables de supporter la vie. En outre, une mission de l’ESA appelée Gaia, lancée en décembre 2013, devrait aider à découvrir des milliers de planètes extraterrestres dans le cadre de son travail de cartographie et de suivi de 1 milliard d’étoiles de la Voie lactée. Vous l’aurez compris, l’heure est à la chasse aux exoplanètes.

ARIEL se concentrera sur les planètes en orbite relativement proche de leurs étoiles, ont indiqué les responsables de l’ESA. Le vaisseau spatial se dirigera vers le point Terre-Soleil de Lagrange 2, un point gravitationnellement stable situé à environ 1,5 million de kilomètres de notre planète. Puis il utilisera son télescope de 1 mètre pour explorer – pendant au moins quatre années – les atmosphères des planètes entourant différents types d’étoiles.

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