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Les pommes sont remplies de millions de (bonnes) bactéries

Crédits : Pixabay

Une étude suggère que les pommes peuvent contenir plusieurs dizaines de millions de bonnes bactéries. Celles retrouvées dans les fruits “bio” seraient également plus diversifiées que dans les autres pommes.

Les pommes figurent parmi les fruits les plus consommés dans le monde. De ce fait, elles représentent pour les Hommes une source d’exposition directe aux communautés bactériennes. Partant de ce principe, une équipe de chercheurs de l’Université de technologie de Graz, en Autriche, s’est récemment penchée sur le microbiome d’une certaine variété (pomme arlet) dans le but d’en évaluer la composition, l’abondance et la diversité dans les différents tissus du fruit. Ils se sont également intéressés à l’impact de la culture biologique et conventionnelle sur les effectifs microbiens. Les détails de l’étude sont publiés dans la revue Frontiers in Microbiology.

Jusqu’à 90 millions de bactéries

Après analyses, il est ressorti qu’une pomme présentait en moyenne environ 90 millions de bactéries. Ils ont également relevé que la plupart évoluent au “cœur” de la pomme. Autrement dit dans les pépins (environ 38 millions), et dans le calice (22 millions). La pulpe du fruit en contient en moyenne 20 millions, le bord de la tige 10 millions, et la peau environ 1,6 million. Conclusion : si vous voulez profiter pleinement des bienfaits de la pomme, les chercheurs vous invitent à manger le fruit en entier. Trognon et pépins inclus.

Variété de pomme Arlet. Crédits : Wikipédia

Plus de bonnes bactéries dans les pommes “bio”

Il ressort également de ces travaux que les pommes “bio” présentaient des communautés microbiennes plus diversifiées. Ce qui, d’une part, pourrait limiter l’abondance d’agents pathogènes dans le corps humain, mais également avoir un impact sur le goût du fruit. « La méthylobactérie, une bactérie connue pour améliorer la biosynthèse des composés aromatiques à la fraise, était significativement plus abondante dans les pommes biologiques », explique en effet Gabriele Berg, principale auteure de l’étude. Elle note également que les composés les plus savoureux s’accumulent généralement dans la peau et la pulpe du fruit.

En marge de cette étude, les chercheurs évoquent aussi l’idée que nous pourrions, un jour, avoir facilement accès à toutes ces données. « Les profils du microbiome et des antioxydants des produits frais pourraient être un jour affichés aux côtés des macronutriments, des vitamines et des minéraux dans le but de guider les consommateurs, expliquent-ils. Des recherches futures pourraient également révéler les différences de microbiomes d’une variété à l’autre, et la manière dont les microbes présents dans les fruits supportent la diversité bactérienne dans l’intestin ».

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