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Les molécules toxiques des barbecues sont absorbées par notre peau !

Crédits : Wikimedia Commons

Une étude chinoise récente indique que la peau humaine absorbe davantage les substances toxiques de la fumée des barbecues que les poumons captant l’air. Ces recherches pourraient peut-être vous faire passer l’envie de faire des grillades cet été !

Rappelons que le barbecue est un mode de cuisson est très apprécié, mais qui ne permet pourtant pas une combustion totale des substances organiques. Cela revient à dire que des molécules nocives et cancérigènes sont produites avec entre autres les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Ces composés organiques sont polluants et également nocifs pour la santé.

Logiquement, l’ingestion de viande grillée est la voie principale par laquelle ces substances pénètrent notre organisme, tandis qu’une part non négligeable est tout simplement inspirée par nos poumons. En revanche, comme l’indique une étude menée par l’équipe d’Eddy Zeng de la Jinan University (Chine) et publiée dans la revue Environmental Science & Technology le 23 mai 2018, il existe un troisième mode de pénétration plus important que l’inspiration de la fumée. En effet, les chercheurs sont parvenus à mettre en évidence le passage des hydrocarbures toxiques à travers la peau.

Dans le cadre de ces recherches, les scientifiques ont testé une vingtaine de volontaires répartis en plusieurs groupes. Le premier groupe contenait des personnes exposées aux HAP par ingestion de viande grillée. Le second réunissait des individus simplement exposés à la fumée de barbecue et dans le troisième se situaient des volontaires également exposés à la même fumée, mais équipés de masques.

Ensuite, les chercheurs ont mesuré la concentration en HAP avant et après l’exposition sur les vêtements, dans l’atmosphère ainsi que dans l’urine des personnes testées. Les résultats indiquent que les HAP de plus petite taille sont capables de passer à travers la peau. Par ailleurs, les vêtements ne sont pas une protection suffisante, car les scientifiques ont par exemple mis en évidence le fait que le coton retenait en partie les molécules toxiques, mais qu’après un certain temps d’exposition, les vêtements deviendraient eux-mêmes une source de contamination.

Maintenant, les chercheurs prévoient de continuer leur enquête et il s’agira désormais de comprendre comment l’organisme métabolise les molécules absorbées.

Sources : Science DailySciences et Avenir

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