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Les laboratoires s’activent toujours pour mettre au point le préservatif parfait

Crédits : kerryank / Pixabay

Le préservatif est un produit hautement technologique. Ayant déjà fait l’objet de nombreuses recherches et innovations, cet outil continue de susciter l’attention des chercheurs. Ces derniers travaillent d’ailleurs sur de nouveaux matériaux et de nouvelles caractéristiques.

Le préservatif : un produit d’utilité publique à succès

À l’époque romaine, on utilisait des vessies d’animaux comme moyen de protection du pénis. Les Chinois fabriquaient quant à eux des préservatifs avec du papier de soie huilé. Aujourd’hui, en 2021, le préservatif est le seul contraceptif protégeant également des infections sexuellement transmissibles (IST). Ce double usage a donc naturellement fait son succès. Selon une étude de Global Market Insights en 2018, il s’en vend environ 30 millions par an (dont 70 % en latex) avec une croissance du marché à hauteur de 8 %.

Le préservatif est sans conteste un produit hautement technologique. En effet, il est au cœur de nombreuses recherches. Citons par exemple la célèbre marque britannique Durex,  un des leaders mondiaux, à l’origine de nombreuses innovations. La marque a mis au point des préservatifs comportant des nervures (ou des perles), d’autres comportant un lubrifiant prolongeant l’érection ou encore ayant un parfum spécial. Il existe même des préservatifs présentés comme étant biodégradables.

Alors, certes, cela dénote d’une volonté marketing. Néanmoins, il s’agit également de continuer à démocratiser ce produit d’utilité publique. Il n’en demeure pas moins que les utilisateurs sont tout autant de consommateurs qu’il faut séduire.

Une course au matériau idéal

Dans les laboratoires, les recherches se poursuivent donc pour mettre au point les préservatifs de demain. Aravind Vijayaraghavan est un spécialiste en sciences des matériaux à l’Université de Manchester (Royaume-Uni). En 2016, il présentait une innovation intégrant un matériau particulier : le graphène, un feuillet ultrafin d’atomes de carbone. Selon le scientifique, il s’agit du matériau conducteur de chaleur le plus mince, le plus léger et le plus solide au monde. Lorsque l’on combine le graphène au latex (ou au polyuréthane), cela permet une augmentation de 60 % de la résistance. Cela permet aussi une réduction de l’épaisseur de 20 %, tout en conservant une résistance similaire.

préservatif graphène
Crédits : Université de Manchester

Toujours en 2016, d’autres chercheurs de l’Université du Queensland (Australie) avaient présenté leurs travaux. Ceux-ci concernaient la résine de spinifex que les communautés aborigènes utilisent depuis longtemps comme adhésif. Les chercheurs ont mené des tests et selon les résultats, le préservatif résiste beaucoup mieux à la pression. Par ailleurs, d’autres innovations visent à remplacer le latex par d’autres matériaux moins allergisants.

Enfin, il faut savoir que la course au préservatif parfait ne concerne pas seulement les matériaux. Certaines équipent travaillent sur un préservatif capable de s’autoajuster à la taille du pénis ou encore comportant un applicateur permettant de l’enfiler sans le toucher.