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Les films d’horreur auraient réellement un impact sur le sang des spectateurs

Crédits : Pixabay

Le film d’épouvante est un genre cinématographique auquel on a communément attaché l’expression « glacer le sang » pour qualifier le frisson ressenti lors d’une séance de visionnage. Il semblerait que cette expression ne soit pas si éloignée d’une certaine réalité.

Selon des chercheurs de l’Université de Leiden aux Pays-Bas, l’expression « glacer le sang » aurait un fond de vérité, tel qu’ils l’expliquent dans leurs résultats publiés dans la revue médicale British Medical Journal le 16 décembre 2015. En réalité, les films d’horreur auraient une influence sur la circulation sanguine.

Afin d’arriver à leurs résultats, les scientifiques néerlandais ont testé 24 personnes réparties dans deux groupes. L’un des groupes a visionné le film d’horreur Insidious tandis que le second a regardé A year in Champagne, un programme traitant des petites maisons de champagne français. Tous les participants ont été soumis à deux prises de sang, avant et après le visionnage de leur film.

Les résultats des tests indiquent que le facteur VIII ou anti-hémophilique a été modifié au cours de l’expérience. Ce facteur était plus élevé de 57 % chez les spectateurs du film d’épouvante. Il s’agit d’une protéine présente dans le sang qui contribue au processus de coagulation.

Par contre, lorsque ce facteur est trop présent, la circulation sanguine peut potentiellement se trouver modifiée puisque des caillots sont susceptibles de se former. Dans ce cas, il peut s’agir d’une thrombose, dont les complications les plus graves sont l’embolie pulmonaire, l’infarctus du myocarde et les accidents vasculaires. Faudra-t-il regarder les films d’horreur avec modération ?

Sources : RTBF — France TV Info