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Les fientes de baleines permettraient de lutter contre le réchauffement climatique

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Crédits : HypnoArt / Pixabay

Il se pourrait bien que les matières fécales des baleines permettent de lutter contre le réchauffement climatique. C’est en tout cas ce que laissent suggérer les résultats d’une étude qui a visé à analyser l’impact des cétacés sur l’écosystème marin..

Une étude publiée ce 3 juillet dans la revue Frontiers in Ecology and the Environment a mis en exergue l’influence directe et indirecte des baleines sur l’équilibre de l’écosystème marin et du climat terrestre, et ce, notamment grâce à un mécanisme qui implique leurs déjections.

Dans les zones où ils se nourrissent, ces cétacés rejettent à la surface des matières fécales qui favorisent la croissance du plancton. Or, il est admis que ces organismes marins microscopiques ont une capacité d’absorption du CO2 pour le moins exceptionnelle puisqu’ils seraient responsables de l’absorption d’environ 1/3 du carbone présent dans l’atmosphère. On peut donc facilement imaginer le rôle majeur du plancton dans la régulation du climat terrestre.

Se pourrait-il donc que le réchauffement climatique ait été accéléré par le déclin du nombre de baleines provoqué par leur élimination abondante au début du XXe siècle ? C’est en tout cas l’hypothèse qu’a émis le site The Guardian en expliquant que ce génocide a fait « disparaître des centaines de milliers de ces formidables acteurs de l’absorption du CO2 ».

L’étude a d’ailleurs souligné que la diminution du nombre de baleines « a probablement modifié la structure et la fonction des océans ». De plus, l’Université du Vermont a ajouté que ces cétacés ont un impact majeur sur « la fonction des océans, le stockage global du carbone, et la santé des pêches commerciales ». Fort heureusement, rien n’est gravé dans le marbre et la repopulation serait « déjà en cours ».

Les baleines ont un rôle fondamental, même après leur mort

Par ailleurs, soulignons que le rôle des baleines dans l’écosystème marin ne s’arrête pas là. En effet, après leur mort, la dépouille de ces cétacés permet le développement de plusieurs espèces de micro-organismes et d’invertébrés. « Des dizaines, voire des centaines, d’espèces dépendent de ces chutes de carcasses dans les profondeurs« , a ainsi souligné Joe Roman, l’un des auteurs de l’étude, relayé par le site Sciences et Avenir.

Sources: SciencesetAvenirwedemainTheUniversityofVermont