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Les femmes se sentent moins bien dans un univers professionnel à dominante masculine

Crédits : Concord90 / Pixabay

Une nouvelle étude démontre que les femmes travaillant dans des équipes composées à majorité d’hommes sont en moins bonne santé que les autres. Les chercheurs américains pointent les conditions de travail difficiles qui alimentent leur stress au jour le jour.

Le sexisme fait régulièrement des ravages dans les entreprises. Certains hommes se montrent plus que désagréables, en leur assénant des phrases telles que : « Elle n’est pas à la hauteur ». « Elle est hystérique ». « Elle n’aura pas d’augmentation, elle a un conjoint ». Ou encore : « Je me demande comment elle est arrivée à ce niveau de poste, elle a dû coucher ».

L’étude menée par l’Université de l’Indiana basée à Bloomington semble soutenir la conclusion que les femmes entourées d’hommes dans leur environnement professionnel sont plus exposées aux maladies à cause du stress engendré.

Une étude moins récente menée en 2013 par l’institut de sondage LH2 et commandée par le Conseil supérieur de l’égalité professionnelle (CSEP), stipule que 8 femmes sur 10 sont régulièrement invectivées et font les frais de décisions sexistes.

Les scientifiques de l’Indiana ont pris en compte les niveaux de stress des femmes évoluant dans une sphère professionnelle composée à 85 % d’hommes. Ils ont analysé les données du National Study of Daily Experience, ce dernier évaluant au quotidien les conséquences du stress sur 1000 travailleurs américains.

En cause, « des conditions de travail négatives qui provoquent une augmentation du niveau de stress », indique Bianca Manago principale chercheuse de l’étude américaine.

Selon nos confrères de Metronews, « On sait que l’organisme réagit à cette “attaque” en stimulant les glandes surrénales afin qu’elles libèrent de l’adrénaline et que le corps puisse réagir immédiatement. Le rythme cardiaque et la tension artérielle augmentent, certains muscles se contractent et du glucose est libéré dans le sang. »

Par la suite, des hormones supplémentaires sont sécrétées, dont le cortisol, la dopamine, des endorphines, ou encore de la sérotonine. Ces hormones sont relatives au stress, aux fonctions immunitaires, au plaisir, au bien-être, au sommeil et à l’apaisement.

L’isolement social au sein d’une société est dans la plupart des cas en lien avec le harcèlement sexuel, à la mobilité professionnelle et aux pressions relatives à la productivité. Au-delà du fait qu’elles soient souvent privées de primes ou de promotions, 46 % des femmes disent avoir été traitées à part dans certaines situations telles que l’octroi de taches dégradantes ou en deçà de leurs capacités ainsi qu’une autonomie limitée.

Sources : Indiana University BloomingtonMetronewsCSEP

– Illustration : Gettyimages