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Les facteurs génétiques de la longévité nous échappent encore

Crédits : fotografeleen / Flickr

En étudiant des super-centenaires, ces gens qui ont atteint ou dépassé l’âge de 110 ans, des généticiens californiens n’ont pas réussi à isoler de facteur génétique qui les différencie du reste de la population.

Ce sont 17 super-centenaires qui ont été étudiés. Leur génome complet a été séquencé, c’est-à-dire que toute l’information génétique a pu être lue et analysée par les chercheurs. Aucune tendance ne s’est dégagée quant à une variante de gène qui serait responsable de leur durée de vie exceptionnelle. Ils ont bien cru avoir une piste, le gène TSHZ3 se trouvant très muté dans le groupe, mais ce signal s’est révélé être une simple fluctuation statistique, après un contrôle sur les jeunots de 98 à 105 ans, qui ne présentaient pas plus cette mutation que le reste de la population.

Une partie de la longévité semble toutefois être génétique. Des études sur de vrais jumeaux ont confirmé qu’environ 40 % de la durée de vie est due à des facteurs héréditaires. Il semble toutefois que ces facteurs soient beaucoup plus complexes que la présence d’un seul gène, et les super-centenaires sont trop peu nombreux pour pouvoir effectuer des études d’envergure. Même les mécanismes du vieillissement sont mal compris.

S’il est possible de vivre en bonne santé jusqu’à plus d’un siècle, on ne sait pas encore comment, et ce n’est pas demain que nous pourrons nous implanter un gène magique nous donnant à tous cette capacité.

– Illustration : fotografeleen