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Les États-Unis ont lancé un programme de séquençage d’un million de génomes humains !

Crédits : Pexels

Outre-Atlantique, un programme gouvernemental a pour objectif de séquencer le génome d’un million de citoyens. Le but ? Mettre ces données à disposition des scientifiques afin d’obtenir de meilleurs diagnostics, et ainsi mieux traiter certaines maladies.

Des groupes sous-représentés

Comme l’explique un article paru dans la revue Nature le 21 août 2019, les National Institutes of Health (NIH) ont lancé un projet ambitieux en mai 2018. Ce dernier, baptisé All of Us, consiste à séquencer le génome d’un million de personnes. Le fait est que ce programme vise à inclure des catégories ethniques et socio-économiques peu représentées jusqu’à aujourd’hui dans la recherche biomédicale.

Il est question de mettre à disposition de la communauté scientifique cette base de données conséquente. Il s’agit entre autres de permettre une meilleure identification des marqueurs biologiques et des facteurs de risques. L’objectif final recherché est d’obtenir des diagnostics plus précis et de délivrer de meilleurs traitements.

Pour l’instant, le programme All of Us rassemble environ 230 000 personnes et a reçu un premier financement à hauteur de 4,6 millions de dollars de la part de la société Color, basée en Californie. Celle-ci propose d’accompagner certains volontaires lorsque ceux-ci recevront leurs résultats aux tests génomiques. Il s’agit de leur annoncer d’éventuelles mutations génétiques – notamment du gène BRCA – associées au risque de cancer du sein et leur offrir un accompagnement pédagogique.

Le programme All of Us vise à séquencer le génome d’un million de personnes !
Crédits : Pixabay

Quelques incertitudes

« Nous avons là un moyen vraiment responsable et plus équitable de communiquer les résultats de la recherche à tous les participants. De bonnes bases sont posées afin de faire le lien entre les résultats et les patients », a indiqué Bartha Knoppers, directrice du Centre de génomique et politiques de l’Université McGill à Montréal (Canada).

Un point d’interrogation subsiste néanmoins au niveau de la quantité d’informations qui sera dévoilée. Le problème réside dans le fait qu’il existe des incertitudes concernant un nombre conséquent de mutations. Toutefois, des résultats complémentaires pourraient venir compléter la démarche au fur et à mesure que la recherche avance, mais les détails manquent à ce sujet. En tout cas, il s’agit là d’une grande première en termes de conseil génétique à très grande échelle et intégrant diverses communautés.

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