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Les États-Unis et Taïwan se sont livrés à un exercice de cyberguerre

Crédits : Needpix

Le gouvernement de Taïwan a récemment sollicité l’expertise des États-Unis dans le cadre d’un exercice de cyberguerre. L’objectif ? Se prémunir contre les millions d’attaques cybernétiques mensuelles dont une grande partie provient de son grand voisin chinois.

Taïwan ciblé par la Chine

L’Agence de cybersécurité taïwanaise relève environ 30 millions d’attaques mensuelles visant les sites officiels du gouvernement. Or, comme le rapporte la BBC dans un article du 4 novembre 2019, la Chine est à l’origine de la moitié de ces mêmes attaques. En outre, ce travail de sape s’étend jusque dans le cyberespace.

Il y a peu, l’Agence de cybersécurité taïwanaise et l’Institut américain de Taïwan se sont livré une guerre cybernétique fictive. Durant cinq jours, des simulations de piratage de phishing ont eu lieu. L’objectif était par exemple d’hacker des sites gouvernementaux en persuadant les fonctionnaires et autres salariés de certaines compagnies d’accepter les communications malveillantes. D’ailleurs, ce genre de simulation est connu en tant que Cyber Storm, une série d’exercices biennaux mis au point par le département de la Sécurité intérieure des États-Unis.

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La Chine harcèle Taïwan jusque dans le cyberespace !
Crédits : Wikimedia Commons

Se préparer en cas de piratage de masse

Taïwan a sollicité cette opération afin de se prémunir contre les nombreuses attaques subies au quotidien. Or, les exercices de Cyber Storm fournissent une expertise complète puisqu’ils simulent une cyberattaque coordonnée à grande échelle. Aux États-Unis, ces exercices servent à préparer le pays en cas de piratage de masse. D’après le site du département de la Sécurité intérieure américaine, cela permet « d’évaluer la capacité des organisations à se préparer, se protéger et répondre aux conséquences potentielles des cyberattaques (…) ainsi que la prise de décision et la coordination entre les agences face aux incidents ». En bout de chaîne, les points à améliorer sont identifiés. Par ailleurs, des experts de pays tels que l’Australie, le Japon et l’Indonésie ont également décidé de mettre à rude épreuve la cybersécurité taïwanaise.

L’Institut américain de Taïwan s’est félicité d’une telle collaboration et rappelle que les cyberattaques représentent un énorme danger. Cela permet notamment aux pirates de fausser les élections libres. Or, ces élections représentent le fondement de la démocratie taïwanaise à laquelle la Chine semble vouloir s’attaquer.

La cybersécurité est un sujet de préoccupation de plus en plus présent. Preuve en est, des chercheurs du MIT ont récemment présenté un superordinateur destiné à visualiser le trafic mondial sur Internet. Parmi les raisons ayant motivé la mise au point de ce monstre de calcul, nous retrouvons notamment l’optimisation des défenses contre les cyberattaques.

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