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Les États-Unis accusent la Chine de vouloir prendre le contrôle de la Lune

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Crédits : Rutmer Visser / iStock

Alors que la Lune suscite de plus en plus d’intérêt, notamment en raison de la présence de certaines ressources, les États-Unis et la Chine se sont récemment livré une joute verbale assez intense sur le sujet. Selon les États-Unis, la Chine aurait volé des idées et des technologies à d’autres pays pour prendre le contrôle de la Lune dans le cadre d’un programme militaire.

La sortie osée de Bill Nelson

Depuis plusieurs jours, les médias s’affolent suite à des accusations portées par les États-Unis envers la Chine. Comme l’indique la chaîne NBC News dans un article du 5 juillet 2022, l’administrateur de la NASA Bill Nelson a donné une interview à un journal allemand. Et selon lui, la Chine voudrait contrôler la Lune par le biais d’un programme militaire. Cette accusation a sans surprise été rejetée en bloc par le gouvernement chinois, qualifiant les dires de Bill Nelson de diffamation. De plus, Bill Nelson estime que les Chinois ont volé des idées et des technologies à d’autres pays.

Il y a fort à parier que les accusations de l’administrateur de la NASA trouvent leur source dans l’accélération du programme spatial chinois lors de la dernière décennie. Or, il est vrai que ce même programme insiste fortement sur le satellite de notre planète. Rappelons qu’en 2013, la Chine a réussi l’alunissage d’un appareil sans équipage et a posé six ans plus tard un rover sur la face cachée de la Lune. D’ici la fin de la décennie, il sera question d’envoyer des taïkonautes fouler le sol lunaire.

Bill Nelson NASA
Crédits : NASA Johnson / Flickr

La Chine se défend face à ces accusations

Face aux inquiétudes des États-Unis, la Chine a répondu à Bill Nelson par le biais de son ministère des affaires étrangères. Selon les officiels, « ce n’est pas de la première fois qu’un chef de la NASA tient des propos irresponsables à l’encontre de la Chine ». Ceux-ci ont poursuivi en déclarant que les campagnes de diffamation sont fréquentes à l’encontre du programme spatial chinois. Par ailleurs, le ministère chinois rappelle avoir toujours appelé à la construction d’une communauté des nations dans l’espace. Le pays aurait également toujours témoigné son opposition à la militarisation de l’espace.

Étonnamment, les Chinois n’ont pas surenchéri en évoquant par exemple le programme Artemis de la NASA et les accords que les États-Unis ont proposé de signer à de nombreux pays. En 2020, le quotidien britannique The Guardian expliquait pourtant que ces accords semblent entrer en conflit avec le traité de l’espace de 1966. Il se pourrait que cette base juridique internationale dictant le comportement à adopter dans l’espace extra-atmosphérique puisse être mise à mal par une volonté d’exploiter les ressources de la planète Mars, des astérides et surtout de la Lune. Pourtant, le traité en question est formel : l’espace n’appartient à personne, car aucun lieu ne peut devenir une propriété privée.