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Les empreintes de pieds et celles des mains sont-elles identiques ?

Crédits : PxHere et Pixabay

Les empreintes digitales sont propres à chaque individu. Qu’en est-il de celles des orteils ? Peut-on réellement les comparer aux empreintes de nos mains ? La police pourrait-elle procéder à des identifications à l’aide de ces empreintes ?

Un dessin unique pour les doigts et les orteils

Entre la 16e et la 25e semaine de grossesse, la peau est malléable. Se dessinent alors les arcs, boucles et autres tourbillons au niveau des mains et des pieds, tout autant de motifs de l’empreinte digitale propre à chaque personne. Ces sillons caractéristiques sur l’épiderme dépendent de facteurs génétiques, mais également de l’environnement intra-utérin, à savoir lorsque le bébé touche la paroi de l’utérus ou encore via le contact avec le liquide amniotique.

Ainsi, chaque doigt et chaque orteil possèdent un dessin unique. Même les vrais jumeaux ont des empreintes différentes. Évoquons également la paume de la main ainsi que la plante des pieds, ayant également des empreintes uniques. Il s’agit d’empreintes dites palmaires, que les gendarmes ont le droit d’utiliser depuis 2009 dans le cadre de leurs enquêtes. Citons au passage d’autres moyens d’identification utilisant une partie du corps : réseau veineux, œil (iris et rétine), forme de la main et conduit auditif.

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Effectivement, chaque orteil possède un dessin unique, comme c’est le cas des doigts des mains.
Crédits : PxHere

La police pourrait utiliser les empreintes d’orteils

En théorie, il serait effectivement possible d’utiliser les empreintes de doigts de pieds comme moyen d’identification. Toutefois, c’est bel et bien celles des mains que l’on utilise dans les relevés biométriques pour des raisons pratiques évidentes. De plus, la surface de l’orteil est plus ronde que celles des doigts. Ainsi, il est impossible d’utiliser les mêmes minuties, à savoir les points caractéristiques servant aux comparaisons des empreintes. Néanmoins, la forme de l’empreinte permet à l’observateur de savoir s’il a affaire à un pied ou une main.

Il existe tout de même plusieurs affaires criminelles où le coupable fut confondu par ses empreintes de pied. En 1952, en Écosse, un cambrioleur s’est introduit dans une boulangerie et a laissé une empreinte de semelle sur le sol plein de farine. Plusieurs mois plus tard, l’intéressé a récidivé dans un entrepôt, mais cette fois, ce dernier avait retiré ses chaussures afin de ne pas être identifié. Malheureusement pour lui, cet acte a laissé apparaître ses chaussettes trouées. Or, les policiers ont du pu utiliser les empreintes d’orteil en tant que preuve contre le malfaiteur.