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Les éléphants d’Afrique pourraient disparaître avant 2040

Crédits : Pixabay

Le WWF prévient : les éléphants d’Afrique pourraient disparaître avant 2040 si rien n’est entrepris pour tenter de sauver l’espèce.

Ils étaient près de cinq millions au début du siècle dernier. Mais ça, c’était avant. La population des éléphants d’Afrique a chuté de 70% au cours de ces 40 dernières années. Ils sont aujourd’hui moins de 450 000, répartis dans 37 pays africains. À ce rythme, prévient le WWF dans un nouveau communiqué, cette espèce emblématique – le plus gros animal vivant actuellement sur Terre – pourrait disparaître dans une vingtaine d’années.

Victimes du braconnage

Ce déclin est en grande partie dû au braconnage qui, malgré l’interdiction mondiale de la vente d’ivoire en vertu du traité multilatéral CITES, signé en 1990, continue de sévir. En effet, les braconniers alimentent un « créneau » qui pèse aujourd’hui plusieurs milliards d’euros. Ils alimentent le marché asiatique, principalement, où l’on attribue à l’ivoire des vertus médicinales. On le transforme également en bijou.

Le problème, c’est que les gouvernements n’ont pas les moyens de mettre en place suffisamment de patrouilles permettant de suivre les braconniers. Ceux-ci sont particulièrement bien organisés, financés par des réseaux criminels. Les techniques d’abattage, par ailleurs, sont particulièrement ignobles.

Les éléphants sont généralement attaqués la nuit, « à la Kalachnikov ou par des flèches empoisonnées, dénonce Pauwel De Wachter, coordinateur du WWF pour l’Afrique de l’Ouest. Ces armes, explique t-il, font mal à l’animal et ne le tuent pas immédiatement. Une fois que l’éléphant est à terre, les braconniers lui coupent les tendons pour l’immobiliser, le condamnant à une mort douloureuse ».

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Crédits : Pexels / Pixabay

Des piliers de l’écosystème

Au regard de ce constat alarmant, le WWF exhorte les autorités compétentes à mettre en place davantage de nouvelles mesures visant à la protection des éléphants, soulignant l’importance de ces animaux pour l’écosystème.

« La présence d’éléphants d’Afrique contribue à maintenir des habitats appropriés pour de nombreuses autres espèces, peut-on lire. Dans les forêts, jusqu’à 30% des espèces d’arbres ont besoin des éléphants pour faciliter la dispersion de leurs graines. Ils jouent également un rôle central dans la formation de leur habitat en raison de leur impact énorme sur des facteurs allant de l’eau douce au couvert forestier ».

De son côté, le WWF continue de former des patrouilles afin qu’elles soient plus efficaces et régulières. Des mesures sont également prises pour mettre en place de nouvelles aires protégées, et améliorer la gestion des aires existantes.

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