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Les carences en magnésium favoriseraient le risque de naissance prématurée

Crédits : Ajale / Pixabay

Dernièrement, une méta-analyse a suggéré que les carences en magnésium pouvaient favoriser les naissances prématurées. Toutefois, il existe d’autres facteurs pouvant être à l’origine d’une naissance prématurée. Si la carence en magnésium est l’un de ces facteurs, ce dernier est-il si important ?

Le magnésium, indispensable au corps humain

Selon l’Inserm, environ 50 000 bébés naissent prématurément chaque année en France, c’est-à-dire avant huit mois et demi de grossesse. Or, il s’avère que ce phénomène est en augmentation. Surtout, il faut savoir que les facteurs des naissances prématurées sont diverses mais également méconnus.

Dans une publication des National Institutes of Health (NIH) britanniques, l’une des causes évoquées serait la carence en magnésium. Cette possible cause viendrait alors s’ajouter aux nombreux facteurs déjà identifiés. Citons notamment le fait d’être enceinte de jumeaux ou plus, la présence d’une infection des voies urinaires, de saignements anormaux du vagin ou encore le diabète, le stress et la pollution.

Il faut savoir que le magnésium est l’élément chimique de numéro atomique 12 (Mg). Si le corps n’en produit pas, il en perd notamment par l’activité physique ou encore le stress. Ainsi, il incombe de “recharger les batteries” régulièrement. Les effets du magnésium sont bénéfiques pour notre organisme, participant entre autres à la formation des os et des dents, la croissance ou encore la transmission de l’influx nerveux et la plasticité cérébrale.

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Crédits : Marco Verch / Flickr

Surveiller le taux de magnésium

Avec la longue liste des facteurs à l’origine des naissances prématurées, il est donc difficile de croire que le problème puisse se régler en ce concentrant uniquement sur le magnésium. Toutefois, une méta-analyse publiée dans la revue Nutrition Reviews le 1er juin 2020 semble avoir trouvé une corrélation. Cette méta-analyse intègre des études d’observation concernant la carence en magnésium des femmes enceintes. Il est également question d’études cliniques dont l’objectif était de voir si la supplémentation nutritionnelle pouvait avoir un effet sur la prématurité. Citons aussi la présence d’études écologiques dont l’objectif était de mesurer le magnésium des sols.

Les études d’observation montrent une relation inverse entre la concentration en magnésium sérique (sang) et le risque de prématurité. En revanche, les études cliniques évoquent une réduction du risque de 4 à 65 % chez des femmes âgées de 20 à 35 ans prenant du magnésium en complément. Enfin, les études écologiques montrent aussi une relation inverse entre la concentration en magnésium dans le sol et la prématurité (aux États-Unis).

En somme, il se pourrait bien que cette méta-analyse puisse pousser les médecins à surveiller le taux de magnésium chez leurs patientes enceintes. Par ailleurs, il faut rappeler qu’une bonne alimentation au quotidien représente la clé d’un apport suffisant en magnésium.