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Les canons à son utilisés pour réprimer les manifestations peuvent causer de graves blessures

Le Long Range Acoustic Device (LRAD) développé pour l'armée est aujourd'hui également utilisé par la police Crédits : Flickr

Une cour d’appel de la ville de New York a qualifié d’abus de force anticonstitutionnel l’utilisation d’un canon de harcèlement acoustique par deux policiers lors d’une manifestation il y a trois ans. En effet, selon le type d’utilisation, cet appareil peut se révéler être très dangereux.

En décembre 2014 a eu lieu une manifestation à Manhattan contre la non inculpation d’un policier impliqué dans la mort d’Eric Garner, un Afro-Américain qui avait été étouffé lors d’une interpellation plus que mouvementée. Or le jour du rassemblement dénonçant cette injustice, deux policiers ont utilisé un canon à son pour disperser la foule.

À la suite de cet événement, pas moins de six personnes ont porté plainte, et les deux policiers ont été poursuivis en justice. Les plaignants ont déclaré avoir eu des migraines, des vertiges et des perturbations auditives. Selon la cour, « le problème posé par des protestataires sur la voie publique ne justifiait pas l’utilisation de la force, a fortiori une force capable de causer une blessure grave, telle qu’une perte auditive ».

Pour la cour, les canons Long Range Acoustic Device (LRAD) peuvent engendrer des violences policières dans le cas où ceux-ci seraient mal utilisés. Développés dans les années 2000 à des fins militaires, ces canons émettent des sons stridents dans une direction bien précise et d’un niveau particulièrement élevé. Dans une utilisation plus altruiste, ce type d’appareil peut servir à donner des indications à une foule.

Ainsi, il a été dit que la police de New York devrait revoir ses procédures d’intervention concernant ces canons à son, en tenant compte du fait que des blessures graves peuvent être causées. Par ailleurs, il faut tout de même savoir que ce dispositif est utilisé dans plus de 250 villes aux États-Unis.

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