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Les boissons sucrées pourraient accélérer les premières menstruations

Crédits : EME / Pixabay

Consommer trop de boissons sucrées n’est pas bon pour la santé. Outre le diabète, l’obésité et même certains cancers, des scientifiques ont fait le lien entre la consommation fréquente de ces boissons et l’apparition précoce des premières règles chez les jeunes filles.

Des chercheurs de l’université d’Harvard ont demandé à 5583 filles âgées de 9 à 14 ans, entre 1996 et 2001, de remplir un questionnaire sur la fréquence de leur consommation de boissons avec des sucres ajoutés. Les résultats montrent que les filles qui buvaient plus de 1,5 portion de boisson sucrée par jour avaient leurs premières menstruations 2,7 mois plus tôt que celles qui buvaient deux portions ou moins par semaine. En effet, pendant l’étude, celles qui consommaient plus d’1,5 portion par jour étaient 24 % plus susceptibles d’avoir leurs premières règles dans le mois qui suivait le questionnaire que celles qui n’en buvaient que deux ou moins par semaine.

Les chercheurs expliquent que les boissons avec sucres ajoutés ont un index glycémique plus élevé que les boissons naturellement sucrées comme les jus de fruits. Les produits à forte teneur glycémique augmentent les concentrations en insuline dans le corps, ce qui peut entraîner une plus forte concentration des hormones et ainsi déclencher les premières règles. Ils soulignent également que tous les facteurs pouvant affecter le début des règles ont été pris en compte : l’indice de masse corporelle des filles, leur taille, leur consommation de nourriture ou d’autres facteurs, comme l’activité physique.

Cette découverte est importante puisque l’apparition précoce des menstruations est associée à une hausse du risque de cancer du sein plus tard. « Nos résultats suggèrent que la consommation fréquente de boissons sucrées peut être associée à une ménarche précoce. Une réduction de l’âge de la ménarche d’un an est liée, selon les estimations, à un risque de cancer du sein accru de 5 %… », souligne Karin Michels, professeur de la Harvard Medical School.

Source : HuffingtonPost