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Les anciens wagons du métro de New York finissent dans l’Atlantique

Crédits : Unsplash / Pixabay

Les anciens wagons du métro de New-York finissent leur route dans l’Océan Atlantique. Triste fin pour ces carcasses métalliques. De 2008 à 2010, le photographe américain Stephen Mallon a photographié le largage d’anciennes rames du métro new yorkais au large des côtes américaines dans une série intitulée « Next Stop Atlantic » (prochain arrêt, l’Atlantique). Une opération surprenante qui cache pourtant un véritable projet écologique.

Organisée par la compagnie des transports de la ville et sous le contrôle d’organisations environnementales, plus de 2 500 anciens wagons du métro new-yorkais ont été largués au large des côtes est-américaines entre le New-Jersey et la Caroline du Sud. En effet, la MTA, la compagnie d’exploitation du métro new-yorkais s’est lancée depuis 2000 dans un vaste programme de modernisation de son réseau de transport.

Des déchets de la civilisation pour sauvegarder la faune marine

Aussi étonnant qu’il puisse paraître, ce programme vise à diversifier l’habitat des espèces marines de cette région en offrant un récif artificiel dédié aux micro-organismes et autres coquillages, là où les fonds sont principalement constitués de sable. Suite à la rapide colonisation des récifs par les moules, crabes, crevettes et autres crustacés, les scientifiques ont observé le retour de nombreuses espèces qui étaient en voie d’extinction dans ces zones. Par exemple, le bar noir, le tautog ou le cardeau d’été. Ces zones devraient, à leur tour attirer des prédateurs comme le marlin, le thon ou encore le dauphin.

Les écologistes montent au créneau

Si le projet a été validé par la plupart des associations environnementales, certains doutent de l’aspect écologique et de l’impact du programme sur la pollution des mers. La présence d’amiante dans les colles et isolants restant dans les carcasses, même en faible quantité, pourrait se libérer dans l’océan une fois que l’érosion et le sel auront attaqué les parois des wagons. De son côté, l’Agence Fédérale de Protection de l’Environnement assure que l’amiante qui trouve dans les wagons n’aurait qu’un impact moindre sur la faune et la flore aquatique.

D’autres exemples dans le monde

Jusqu’à la fin des années 90, des actions similaires étaient réalisées en France en immergeant les épaves de vieux bateaux ainsi qu’en Thaïlande, où des centaines de chars avaient été immergés dans le Golfe de Thaïlande pour créer des récifs artificiels vers lesquels les poissons sont naturellement attirés. Les scientifiques avaient alors constaté une évolution significative de la densité de poissons autour des carcasses.

Le travail de Stephen Mallon sera présenté à l’exposition Patterns of Interest entre le 6 février et le 15 mars aux Kimmel Galleries de l’université de New York. Vous pouvez également retrouver le travail du photographe sur son site internet.

Source : Huffington Post

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Rédigé par Alexis Chavetnoir