in

Les 20 phobies les plus surprenantes ! 2/2

Crédits : johnhain / Pixabay

Les phobies sont des peurs extrêmes d’un objet ou d’une situation précise. Vous connaissez surement l’agoraphobie (peur des lieux publics), la claustrophobie (peur des lieux clos), l’arachnophobie (peur des araignées), mais il existe des phobies plus surprenantes qui peuvent parfois étonner ou prêter à sourire.

>> Partie 1

La dartrophobie

La vue de boutons sur la peau peut être à l’origine de peurs paniques chez certains individus, une phobie appelée dartrophobie. La personne est prise de panique, associant la présence de boutons à une maladie grave, à l’introduction d’un insecte, et sera angoissée à l’idée de la multiplication de ces boutons, ainsi que du caractère disgracieux, relatif au regard des autres.

Le phobique se grattera très souvent, et tentera de dissimuler ses boutons le plus possible. Les médecins et dermatologues seront consultés énormément par la personne qui passera son temps à s’observer et à rechercher de nouveaux boutons tandis qu’elle sera abonnée aux produits cosmétiques en tout genre. De plus, le fait de se gratter ou d’utiliser de mauvais produits peut avoir des réactions cutanées (plaies / rougeurs) alimentant la phobie, puisque la personne prendra cela comme une aggravation de son cas.

L’érubophobie

Également appelée carminophobie cette phobie est causée par la peur de « péter », et d’être entendu. Chacun sait que nos sociétés assimilent le pet comme quelque chose de sale et dû à un manque de contrôle de soi. Le pet est quelque chose de relativement moins gênant entre amis ou entre membre de la même famille.

Et pourtant, pour l’érubophobe, le pet est tabou. Il considère ceci comme la chose la plus ridicule qui puisse exister et fera tout pour éviter de « se lâcher », ou le cas échéant, que les autres s’en aperçoivent. Les gaz sont sa principale préoccupation et son régime alimentaire peut s’en trouver modifié. Il tentera aussi de prendre des médicaments pour contrer ce fait, et ce bien sûr sans avis médical.

La Mycophobie

Cette phobie implique la peur des champignons, mais pas par rapport à leur goût, car dans ce dernier cas, il s’agit d’une simple préférence personnelle. En réalité, la peur des champignons est inexplicable et peut être obsédante, tandis que sa simple vue crée la panique. Ainsi, les champignons sont évités un maximum par la personne, dans les supermarchés, à la télévision, ou encore les lieux où nous les trouvons dans la nature comme la forêt. L’odeur de champignons cuisinés peur déclencher la panique liée à la phobie.

« Le mycophobe ne se libère jamais de son mal, car très contrairement aux autres phobies, la mycophobie n’a pas de solution progressive; le phobique n’a qu’une solution, celle de guérir le mal par le mal en se forçant a manger son fameux « fruit défendu », ça passe ou ça casse… » Psychanalyse de la peur, Gilbert Cauvin, Publibook 2004.

L’aerophobie

Voici la peur de l’air en général, plus précisément du vent, des courants d’air, ou encore du grand air.

« L’aerophobie était tellement accentuée que le léger courant d’air produit par la simple fermeture de la porte suffisait pour provoquer au malade, des spasmes musculaires subits et presque généralisés ». Bulletins et Mémoires de la Société médicale des hôpitaux de Paris, 1923.

À l’extérieur, le vent qui souffle est synonyme de danger pour le patient. Un bulletin météorologique annonçant du vent suffit pour placer la personne dans un état d’anxiété anticipatoire, c’est-à-dire que son stress va augmenter avant d’être confronté directement à l’objet de sa peur. Il imaginera des catastrophes comme l’écroulement d’une partie de sa maison par exemple.

L’apopathodiaphulatophobie

Voici la peur de la constipation. Que la personne soit constipée ou non, la crainte d’être bloqué peut entraîner une surconsommation de produits laxatifs amenant à des mélanoses rectocoliques (douleurs anales) et autres colites réactionnelles sanguines. Aucune recherche ne s’est intéressée à cette phobie, tandis que nombre de témoignages se trouvent sur internet, si bien que Larousse (dictionnaire de langue française) et Vulgaris Medical (encyclopédie médicale – psychologie) par exemple, tendent à considérer la véracité de cette phobie.

La gephyrophobie

Voici la peur des ponts, induite par le fait de les voir ou encore lorsqu’il s’agit de les traverser. La phobie concerne également tout ce qui s’apparente à un pont : viaducs, passages surélevés… L’idée de traverser un pont est source d’angoisse, tandis que la panique s’empare de la personne lorsque traverser un pont s’avère être la seule issue pour avancer.

Parfois cette phobie est prise en compte lors de passages de ponts. Par exemple, les personnes désirant passer le Tappan Zee bridge (environ 5km de long) dans l’état de New York, peuvent se reposer sur la New York Thruway Auhtority 6 fois par an pour les aider à traverser. Dans le Maryland, les gens voulant passer le pont de la baie de Chesapeake (environ 7km de long) peuvent bénéficier d’un service similaire avec la Maryland Transportation Authority.

L’angrophobie

La personne atteinte d’angrophobie aura peur de se mettre en colère en public. Il pense que cette colère peut être un premier pas vers la folie. Résultat, une maitrise émotionnelle est effectuée et la véritable peur est relative au maintien de cette maitrise, donc d’un éventuel lâcher-prise.

L’angrophobe est également frustré de ne pas pouvoir exprimer toute sa palette émotionnelle, tandis que la honte l’empêche d’en parler à son entourage de peur d’être pris pour un fou.

La triskaïdékaphobie

Ici, il s’agit de la peur du nombre 13. Il est vrai que certains lieux sont dépourvus de N°13 par simple superstition populaire. Par exemple, tel hôtel n’aura pas de chambre N°13, ou tel bâtiment sera dépourvu de 13e étage, ou encore certaines compagnies aériennes dont Air France, n’ont pas de siège 13 en cabine.

Les personnes pour qui cette peur est une obsession vont faire des calculs en permanence afin d’éviter d’être confrontées au chiffre considéré comme maléfique. Le phobique aura peur rien qu’à l’évocation du chiffre ou s’il se retrouve dans un groupe comptant 13 personnes. Chaque 13 du mois, la personne évitera de sortir et sera anxieuse, à fortiori les vendredis 13. Cette phobie est proche d’un trouble obsessionnel-compulsif.

La paraskevidékatriaphobie

La personne atteinte de cette phobie se sentira mal au moins une fois par an, lors d’un vendredi 13. Il s’agit d’une dérive ou un prolongement de la Triskaïdékaphobie, peur du nombre 13. La personne atteinte tentera d’éviter de sortir ce jour-là, fera beaucoup de calculs et sera obsédée par les événements négatifs qui se sont passés un vendredi 13, de l’Antiquité à nos jours.

La butyrophobie

La butyrophobie est relative à la peur du beurre à l’exception des autres produits laitiers. Les yaourts, laits et autres fromages ne posent aucun problème. Seul le beurre occasionne une peur chez les personnes. Peu d’informations existent sur cette phobie. À savoir que l’arachibutyrophobie est la peur d’avoir du beurre de cacahuètes collé au palais.

Sources : Sante MagazineVaincre sa phobie