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L’envie de café est liée à la génétique, mais aussi à l’entourage !

Crédits : Pixabay

En 2018, des biologistes avaient estimé avoir découvert des indices sur la façon dont le café agit sur la santé de notre cœur. Selon eux, la consommation idéale est de quatre tasses de café fort. Cependant, dans les faits, la consommation de cette boisson chaude peut varier énormément d’une personne à l’autre. Or, une étude menée aux États-Unis a permis d’établir un lien entre la soif de café et des facteurs génétiques. Toutefois, cette envie a également pour origine la quantité de tasses bues par la famille, les amis et autres collègues.

Une vaste étude

Paul Williams est statisticien au Lawrence Berkeley National Laboratory – Berkeley Lab (États-Unis). Il est à l’origine d’une étude publiée dans la revue Behavioral Genetics le 3 janvier 2020. Ses recherches ont intégré pas moins de 4 788 paires enfant/parent et 2 380 paires frère/sœur. La totalité des volontaires devait donner des informations sur leur alimentation, leur activité physique, leur prise de médicament ainsi que leur suivi médical.

L’objectif de l’étude ? Mieux comprendre les effets de la génétique et des comportements sur le risque de maladies cardiovasculaires. Ainsi, Paul Williams a fait appel à une méthode nommée « régression quantile ». Celle-ci lui a permis de mesurer l’influence de la génétique et des comportements de l’entourage sur la consommation de café.

café tasse
Crédits : Piqsels

La génétique reste le facteur principal

Selon les résultats, entre 36% et 58% de la consommation des volontaires est déterminée par la génétique. Toutefois, il semble que la génétique et le comportement de l’entourage s’influencent de façon mutuelle. Par exemple, l’étude a permis de comprendre que chaque tasse de café bue par jour dans la cellule familiale était associée à une augmentation de la consommation des enfants.

Paul Williams indique qu’il existe une forte composante génétique liée à la consommation de café, présent depuis depuis plus de cinquante ans avec la démocratisation de cette boisson notamment dans les familles. Toutefois, les variations de ce trait seraient bien plus liées à l’entourage qu’à la génétique. Pour le chercheur, les facteurs environnementaux préparent en quelque sorte les conditions permettant aux gènes d’exercer leur effet. En somme, l’entourage des buveurs de café influence leur consommation. Si les membres de la famille d’une personne, mais aussi ses amis et ses collègues boivent beaucoup de café, les gènes liés à la consommation de café auront un effet plus prononcé chez elle.

Il s’avère que d’autres études antérieures estimaient que certains facteurs environnementaux pouvaient influer la consommation. Citons par exemple l’âge, le genre, le tabagisme, mais également le lieu de vie et la culture.

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