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L’empathie serait en partie d’origine génétique

Crédits : Pixabay / skeeze

Une étude franco-britannique a permis de déterminer que l’empathie est partiellement dictée par nos gènes. Ces recherches représentent entre autres un pas en avant en ce qui concerne la compréhension de l’autisme, dont les personnes atteintes sont pratiquement incapables de s’identifier à autrui dans ce qu’il ressent.

Si un grand nombre de personnes sont capables de faire preuve d’empathie, ce n’est pas le cas de tout le monde. Ceci pourrait même s’expliquer de manière scientifique, selon une étude parue dans la revue Translational Psychiatry le 12 mars 2018 et menée par des chercheurs de l’Université de Cambridge (Royaume-Uni) en collaboration avec l’Institut Pasteur (France).

L’empathie, cette capacité à ressentir et prendre en compte les sentiments d’autrui est en grande partie le résultat de notre vécu. Cependant, les scientifiques affirment que les gènes jouent un rôle non négligeable à ce niveau.

« L’empathie serait-elle influencée par nos gènes ? Une nouvelle étude suggère que notre empathie n’est pas seulement le résultat de notre éducation/expérience, mais est aussi influencée par les variations génétiques », peut-on lire dans un communiqué publié par l’Université de Cambridge.

Les scientifiques ont mené la plus grande étude génétique à propos de l’empathie, et ce en utilisant les données de 46 000 clients de la société de biotechnologie 23andMe qui propose des analyses du code génétique moyennant finance. A également été pris en compte un « quotient d’empathie » évalué par un questionnaire élaboré en 2004 par les chercheurs britanniques.

Ainsi, les résultats montrent qu’un dixième de notre capacité à faire preuve d’empathie est d’origine génétique, mais que « chaque gène joue un petit rôle et il est donc difficile de les identifier ». L’étude a également prouvé que les femmes montraient en moyenne plus d’empathie que les hommes, et que cette différence n’est pas liée à la génétique mais à d’autres facteurs biologiques, entre autres hormonaux.

Enfin, les scientifiques estiment que ces recherches porteront leurs fruits pour une meilleure compréhension de l’autisme, qui n’est autre qu’un trouble grave du développement humain caractérisé par des difficultés de l’apprentissage social et de la communication.

Sources : The TelegraphOuest France