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Le vélo est-il vraiment plus écologique que la voiture ?

Crédits : Nua Bikes

Il est assez difficile d’imaginer que le vélo puisse être une importante source de pollution. Pourtant, un des plus grands fabricants au monde a récemment publié son premier rapport de développement durable. Et les informations que ce document contient sont très intéressantes.

Le premier rapport du genre

En ce qui concerne la pollution des véhicules, la question des émissions de GES des moteurs classiques est omniprésente. L’impact carbone de la fabrication des voitures électriques – et du recyclage des batteries – revient également très souvent. Dans ce contexte de dérèglement climatique, de transition écologique et de mobilité durable, le vélo tient une place de choix. Pourtant, tout ne serait pas si rose dans le secteur des simples deux-roues.

Il y a peu, la Trek Bicycle Corporation – un des principaux fabricants de vélo – a publié son premier rapport de développement durable. Or, ce document contient un bilan des émissions de gaz à effet de serre de la société. Avec cette publication, Trek Bicycle Corporation est devenu le premier grand fabricant de vélos à publier de telles informations. Il faut dire qu’habituellement, les entreprises du secteur se contentent de communiquer sur des engagements concernant la durabilité, les énergies renouvelables, ou encore la réduction des déchets.

S’il n’est pas évident de penser que le vélo puisse être une grande source de pollution, le rapport de Trek est riche en enseignements, comme l’indique un article publié dans The Guardian, rédigé par un blogueur spécialisé en cyclisme.

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Crédits : Pxhere

Le vélo pollue à son niveau

Selon le rapport, fabriquer un vélo Trek génère 174 kg d’équivalent CO2 en moyenne. Selon le fabricant, il faudrait parcourir un peu plus de 690 km pour commencer à « rentabiliser » les émissions. Évidemment, ce bilan est bien plus écologique que celui des voitures. Récemment, une étude néerlandaise indiquait que pour rentabiliser les émissions provenant de la fabrication d’une Tesla Model 3, il fallait parcourir au moins 30 000 km.

Par ailleurs, les 174 kg d’équivalent CO2 représentent une moyenne. Il y a donc de fortes disparités entre les vélos haut de gamme contenant davantage de fonctionnalités et ceux d’entrée de gamme, générant – de 100 kg d’équivalent CO2. Évoquons également l’électrification des vélos, ajoutant tout de même 65 kg d’équivalent CO2 au niveau de la production. La question des matériaux se pose aussi : un vélo en fibre de carbone produit trois fois plus d’émissions qu’un vélo en aluminium.

En termes de fabrication, le vélo pollue beaucoup moins que la voiture. En revanche, tout n’est pas parfait. Par exemple, certains vélos devront être transportés en voiture vers l’endroit où ils seront utilisés. Citons également le fait que les marques sortent chaque année de nouveaux modèles ou nouvelles éditions comportant des améliorations.