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Le système de surveillance chinois exposé durant des semaines à cause d’une faille de sécurité

Crédits : iStock

La Chine se veut être à la pointe de la technologie dans différents domaines, notamment concernant les smart cities. Les villes sont de plus en plus intelligentes et la surveillance est devenue banale. Néanmoins, une récente faille de sécurité a exposé ces systèmes durant plusieurs semaines.

Un vaste système de surveillance

Vidéosurveillance, intelligence artificielle, reconnaissance faciale, cyber-surveillance, etc. Nombreuses sont les technologies combinées par les autorités en Chine. Officiellement, le développement de ces systèmes a pour but de changer les villes en smart cities. Ceci peut effectivement être utile, par exemple en termes de gestion de trafic et de sécurité.

Malheureusement, ces outils sont source de dérives, et l’actualité récente l’a encore prouvé. Il y a quelques semaines, un chercheur en cybersécurité néerlandais a mis la main sur d’immenses bases de données concernant environ 2 millions de femmes chinoises “prêtes à se reproduire”. Il était également question du tracking de 2,5 millions de Ouïghours musulmans chinois et de messages privés de plus de 300 millions de citoyens chinois sur les plateformes QQ et WeChat. Au-delà des dispositifs mobilisés physiquement dans l’espace public, ces bases de données donnent un aperçu de l’étendue du système de surveillance mis en place par le gouvernement chinois.

Liangmaqiao, le quartier des ambassades de Pékin exposé à une faille de sécurité de son système de vidéo surveillance !
Crédits : Wikipedia

Une nouvelle faille de sécurité

Selon un article publié dans TechCrunch le 4 mai 2019, un autre chercheur en cybersécurité nommé John Wethington dit avoir eu accès à une nouvelle base de données à risques. Hébergées sur le cloud de la société chinoise Alibaba, ces informations étaient accessibles à partir d’un navigateur et sans aucun mot de passe ! Après la fuite, cette même base a été mise hors-ligne.

Ces données rendaient compte de l’activité du système de surveillance de deux quartiers de la capitale Pékin. Parmi ces deux zones, nous retrouvons Liangmaqiao, le quartier des ambassades. Or, les informations contenues dans la base seraient suffisantes pour déterminer où les résidents sont allés, quand et durant combien de temps. Ainsi, n’importe qui aurait pu consulter ces données afin de se faire une petite idée du quotidien des habitants des zones concernées.

Évoquons également le fait que la base de données relève du véritable fichage, notamment par le biais des scans de reconnaissance faciale. Une description physique détaillée est fournie, ainsi qu’un âge approximatif et des considérations ethniques. Selon la fuite, les informations relevées concernaient les enregistrements de 177 caméras de vidéosurveillance.

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