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Le sperme de saumon, la solution miracle pour le recyclage de nos smartphones

Crédits : LoveToTakePhotos / Pixabay

Selon une récente étude japonaise, le sperme de saumon permettrait un meilleur recyclage des terres rares, notamment utilisées dans les batteries des smartphones.

Utilisées dans un grand nombre de produits de consommation courante, la demande en terres rares a explosé ces dernières années. Problème, leur extraction reste laborieuse. Actuellement, pour recycler les terres rares contenues dans les appareils électroniques, il est nécessaire de broyer les circuits électriques, qui seront ensuite plongés dans une solution acide pour enfin les extraire après un autre bain dans une solution chimique. Une méthode compliquée, pour un taux de recyclage pas très élevé.

C’est là qu’entre en scène la semence du saumon. Selon cette étude, la laitance permettrait d’améliorer la dernière étape. Les chercheurs japonais proposent alors d’utiliser de la laitance de saumon lyophilisée, une poudre riche en ADN dont les groupements phosphates se lient facilement aux terres rares. Celle-ci est mélangée à une solution contenant des lanthanides, qui s’y fixent, puis est récupérée par traitement acide et centrifugation. Selon Jean-Claude Bünzli, spécialiste des ces métaux à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse), « la méthode permettrait alors d’extraire 80 % des terres rares ». Un excellent résultat compte tenu de ce que nous pouvions extraire jusqu’à présent. Seul petit bémol, cette technique ne permet pas de supprimer l’étape initiale de dissolution à l’aide d’un acide fort. Cependant, elle reste plus respectueuse de l’environnement que celle utilisée actuellement.

L’intérêt est également double, le prix du sperme de saumon n’étant pas très élevé. Seul problème, les pisciculteurs japonais n’hésitent pas à jeter chaque année des milliers de tonnes de laitance issue des saumons. Un beau gâchis, sachant que la demande mondiale en terre rare augmente continuellement d’année en année, avec des stocks ultra-limités.

Source : PLOS