in

Le réchauffement climatique pourrait-il avoir une incidence sur les grossesses ?

Crédits : iStock

Selon une récente méta-étude, le réchauffement climatique pourrait avoir une incidence sur les grossesses. Les chercheurs s’inquiètent des futures grosses vagues de chaleur, de plus en plus fréquentes aux quatre coins du globe.

Des vagues de chaleur de plus en plus intenses

D’une manière générale, le réchauffement climatique menace l’humanité. Néanmoins, l’augmentation des température pourrait rendre les femmes enceintes davantage vulnérables. Selon une méta-étude publiée dans le BMJ Journal le 4 novembre 2020, les épisodes de forte chaleur peuvent être associés à une augmentation du risque de naissance prématurée ou de fausse couche. Ceci serait encore plus grave du côté des pays à faibles ou moyens revenus. Pour l’instant, le risque est faible partout, mais les chercheurs s’inquiètent des futures vagues de chaleur.

Les auteurs de la publication ont passé en revue environ 70 études menées dans environ 24 pays. Ceux-ci se trouvent majoritairement en Amérique du Nord, en Europe et en Océanie. L’objectif ? Examiner la façon dont la chaleur impacte la grossesse. Les auteurs de l’étude ont considéré le nombre de naissances prématurées, de morts-nés ainsi que d’enfants présentant un faible poids à la naissance.

« Les femmes enceintes méritent une place aux côtés des groupes généralement considérés comme à haut risque de conditions liées à la chaleur », peut-on lire dans l’étude.

femme enceinte
Crédits : Max Pixel

Une étude toutefois limitée

Selon les résultats, le risque d’accoucher prématurément (ou celui de fausse couche) augmente de 5 % par degré de température supplémentaire. En cas de vague de forte chaleur s’installant sur la durée, ce même taux passe à 16 % ! Rappelons tout de même qu’actuellement, le taux moyen mondial de naissances prématurées est d’environ 10%. Ainsi, l’impact des chaleurs extrêmes est relativement faible par rapport à tous les autres facteurs pouvant influencer l’issue d’une grossesse.

Parmi les 70 études, les données de seules 18 d’entre elles identifient un lien entre un faible poids à la naissance et les fortes chaleurs. Une quarantaine d’autres associent toutefois ces épisodes de chaleur à un risque de naissance précoce. D’autres études évoquent par exemple une vulnérabilité accrue concernant les pays à faibles et moyens revenus. Les femmes de ces pays seraient davantage exposées aux hautes températures durant les neuf mois de grossesse. Certaines recherches estiment en parallèle que seules les dernières semaines de grossesse sont dangereuses dans les pays riches.

Ces travaux apportent de nouvelles données intéressantes mais sont toutefois limités par des résultats parfois opposés. Selon les chercheurs, d’autres études devraient être menées afin d’obtenir davantage de précisions.