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Le projet OneWeb veut rendre internet accessible à toute la planète !

Crédits : geralt / Pixabay

Un nouveau projet voulant connecter le monde à internet fait parler de lui. OneWeb est le projet des marques Qualcomm et Virgin, dont le but est de donner un accès internet au monde entier, notamment aux plus pauvres, mais également aux populations vivant dans les coins les plus reculés. L’apparition de ce nouveau projet pourrait alimenter une concurrence sur ce marché, mais est tout d’abord l’occasion de revenir sur les projets déjà lancés.

Qualcomm et Virgin Galactic ont décidé de lancer le projet OneWeb, actuellement énième projet de couverture globale d’internet. Oneweb consiste à placer sur orbite 648 satellites de faible poids et à faible latence à 1200 km du sol. La technologie sera proposée par Qualcomm tandis que le lancement sera le travail de Virgin Galactic, par le biais de son lanceur spatial “LauncherOne” toujours en développement. Pas encore de date communiquée pour l’aboutissement du projet, et pas encore d’éléments techniques à son propos. Voici une vidéo parue le 16 janvier 2015 dans le magasine américain PC Mag.

Par ailleurs, le projet OneWeb pourrait être rejoint par Arianespace et son projet O3B, dont quatre satellites ont été mis en orbite à 8000km avec succès par le lanceur russe Soyouz. Ces quatre nouveaux satellites de 700kg chacun accompagnent les huit autres déjà présents, lancés en juin 2013 et en juillet 2014. “O3B” signifie “Other 3 billions” en référence aux 3 milliards de personnes qui ne sont pas encore connectés à internet dans le monde.

Qui sont Qualcomm, Virgin galactic et Arianespace ?

L’équipementier américain en téléphonie mobile Qualcomm est entre autres connu pour avoir mis au point la technique CDMA (Code Division Multiple Access). Il s’agit d’un système de codage des transmissions utilisant la technique dite de l’étalement de spectre. Il permet donc à plusieurs liaisons numériques d’utiliser simultanément la même fréquence porteuse.

La compagne américaine Virgin Galactic (tout comme Virgin mobile) est une branche du Virgin Group appartenant au milliardaire Richard Branson. Virgin Galactic a pour but de vendre des vols sub-orbitaux (en dessous de la vitesse de maintien en orbite) à des clients volontaires, avant de les réaliser. Il s’agit donc de développer le tourisme spatial. Rappelons que pour l’instant, seule l’Agence spatiale fédérale russe envoie des touristes dans l’espace pour la somme de 20 millions de dollars américains, et ce pour une durée de 10 jours.

Arianespace SA est une société française dont le but est de gérer la commercialisation et l’exploitation des systèmes de lancement spatiaux développés par l’Agence Spatiale Européenne. Elle se définit elle-même comme un « opérateur de systèmes de lancement » et s’occupe donc des familles de lanceurs spatiaux Ariane et Vega.

Les autres projets

Google et son projet Loon, en collaboration avec le Centre National d’Etudes Spatiales en France (CNES), a pour but de fournir un accès à internet via des ballons à air chaud ou à hélium dispersés sur l’ensemble du globe et en particulier auprès des zones blanches (non couvertes par le réseau). Ces ballons seront à une altitude double de celle des avions de ligne, c’est à dire dans la stratosphère à quelque 20 km du sol. Chaque ballon fournira une connexion équivalente à la 3G sur une zone de 40 km², alternative qui semble bien moins couteuse que l’envoi de satellites dans l’espace. Tous les ballons seront en fait des relais équipés d’un émetteur et d’un récepteur en liaison avec le sol. D’un diamètre de 15 mètres, la durée de vie de ces engins sera d’environ 130 jours. L’expérience actuellement menée en Australie et en Nouvelle-Zélande permet d’être optimiste pour la suite.

Le milliardaire sud-africain Elon Musk, par le biais de son projet SpaceX, désire connecter la planète en lançant 4000 micro-satellites. Il serait prêt à investir la coquette somme de 10 milliards de dollars, tandis qu’il a déjà recruté 60 ingénieurs. Google (et Fidelity) a investi 1 milliard dans le projet et pourra disposer d’une flotte de ces satellites.

Facebook développe Internet.org et veut connecter 4,3 milliards de personnes dans le monde en obtenant notamment des partenariats avec des opérateurs locaux pour offrir un accès gratuit à internet dans les zones reculées également. Le leader des réseaux sociaux a tout de même réuni quelques géants de la high-tech, dont Ericsson, Mediatek, Opera, Samsung, Nokia et Qualcomm, ce dernier participant également au projet OneWeb.

Alors qu’il est parfois difficile de savoir qui est concurrent ou collaborateur sur l’ensemble de ces différents projets, l’avenir nous dira si l’intention de relier l’intégralité des personnes sur Terre à internet portera ses fruits !

Sources : Zone NumériqueHitek01netLe Nouvel Observateur