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Le premier bateau entièrement autonome en énergie est arrivé dans l’océan Arctique !

Crédits : Energy Observer

Il y a peu, le tout premier bateau entièrement autonome en énergie a été mis au mouillage dans l’archipel du Svalbard (Norvège). Il s’agit d’une grande première dans l’océan Arctique, un lieu considéré par la communauté scientifique comme “l’épicentre” du changement climatique.

Une étape symbolique

Comme l’indique un communiqué publié par Energy Observer le 10 août 2019, le bateau-laboratoire est bien arrivé dans l’archipel du Svalbard, à 78° de latitude nord. Selon les organisateurs, cette étape arrivant après un parcours de 5 700 km depuis Saint-Pétersbourg (Russie) est très symbolique. Il s’agit tout simplement de l’endroit où les mesures concernant l’impact de l’Homme sur le climat sont les plus intéressantes.

« L’archipel du Svalbard considéré par la communauté scientifique comme l’épicentre, le Ground Zero, du changement climatique », peut-on lire dans le communiqué.

De premières observations ont été faites sur le chemin menant au Svalbard. Le chef d’expédition Jérôme Delafosse dit avoir été étonné par ces glaciers de l’Arctique qui « se jettent dans la mer à une vitesse hors du commun » (16 mètres par jour).

Le bateau-laboratoire d’Energy Observer est bien arrivé en Norvège, dans l’archipel du Svalbard à 78° de latitude nord !
Crédits : Energy Observer

Un tour du monde sur cinq ans

Conçu en collaboration avec des ingénieurs du CEA-Liten, le bateau d’Energy Observer est un ancien catamaran de 30,5 m de long pour 12,80 m de large. À l’origine, il s’agissait d’un voilier de course construit au Canada en 1983. Mis à l’eau en avril 2017 après modifications, le navire est parti pour un tour du monde sur cinq ans. L’objectif ? Optimiser ses technologies et promouvoir des solutions durables dans le cadre de la transition énergétique.

En mars 2019, le bateau d’Energy Observer avait fait une escale en France, à Saint-Malo, après 10 000 milles marins parcourus en mer Méditerranée. Après le l’archipel du Svalbard, le navire traversera l’océan Atlantique puis l’océan Pacifique, et tentera de boucler son tour du monde d’ici à 2022 !

Un concentré d’énergies renouvelables

Il faut savoir que ce navire est complètement autonome en énergie. En effet, il est couvert de panneaux photovoltaïques pour une surface totale de 168 m². Le bâtiment utilise principalement l’énergie solaire, mais est également capable de produire de l’hydrogène par électrolyse à partir de l’eau de mer.

Depuis avril 2019, des ailes de 12 m d’envergure baptisées Oceanwings équipent le bateau. Ces dernières pouvant s’affaler et tourner sur 360° sont destinées à soulager les moteurs. Cette technologie pourrait un jour être adaptée aux cargos et autres navires de croisière.

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