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Le MIT développe un réseau neuronal pour une adaptabilité inédite de l’IA !

Crédits : geralt / Pixabay

Avec leur nouveau réseau de neurones de type liquide, des chercheurs du prestigieux MIT pensent pouvoir être à l’origine d’une évolution majeure de l’intelligence artificielle. La principale nouveauté réside dans la capacité de ce réseau à faire évoluer ses propres paramètres.

Un nouveau type de réseau neuronal

En 2019, le Computer Science and Artificial Intelligence Laboratory (CSAIL) du MIT (États-Unis) s’est illustré en dévoilant un projet de mini-réseaux neuronaux. L’objectif n’est autre que d’atteindre des performances similaires aux réseaux neuronaux profonds, ainsi qu’une taille réduite – un dixième de la taille normale. Selon les chercheurs, les mini-réseaux neuronaux pourraient être plus rapidement entraînés. Ainsi, les coûts de développement s’en trouveraient amoindris.

Dans un billet de blog publié le 28 janvier 2021, une autre équipe du CSAIL a évoqué un tout autre projet. Il est question d’un nouveau genre de réseau neuronal, à savoir un algorithme de deep learning de type liquide capable de permettre à l’IA d’adapter son comportement. Les scientifiques mettent en avant une technique de formation davantage adaptée au traitement des données séquentielles ainsi qu’une meilleure résistance au bruit.

Les chercheurs estiment que ce nouveau type réseau de neurones est plein de promesses. Citons par exemple des améliorations importantes dans la capacité de s’adapter à des situations pouvant rapidement changer. Cette innovation concerne divers secteurs comme la robotique, la médecine ou encore la conduite autonome.

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Crédits : Else If Then / Wikimedia Commons

Une adaptabilité totalement inédite

Rappelons qu’un réseau neuronal est actif dans la phase d’entraînement de l’IA, en élaborant des algorithmes à l’aide de nombreuses données. Les chercheurs du CSAIL proposent une approche prenant en compte des données chronologiques. L’objectif ? Traiter des séquences d’images plutôt que des points fixes. Or, cela est censé faire la différence en permettant un accroissement de la flexibilité de l’IA. Prenons un exemple concret. Un véhicule autonome évolue par temps clair mais une tempête de neige se déclare en seulement quelques minutes. L’IA formée avec le nouveau réseau neuronal sera davantage capable de s’adapter et de maintenir un haut niveau de performance.

Les responsables du projet affirment s’être inspirés du Caenorhabditis elegans, un petit ver transparent d’environ 1 mm. Ce dernier dispose d’un système nerveux contenant seulement 302 neurones, et pourtant il se trouve en capacité d’effectuer des opérations complexes. L’équipe promet ainsi une adaptabilité totalement inédite de l’IA. Enfin, les scientifiques doivent présenter leurs travaux lors de l’actuelle conférence de l’Association for the Advancement of Artificial Intelligence (AAAI) se déroulant du 2 au 9 février 2021.

Yohan Demeure

Rédigé par Yohan Demeure

Licencié en géographie, j’aime intégrer dans mes recherches une dimension humaine. Passionné par l’Asie, les voyages, le cinéma et la musique, j’espère attirer votre attention sur des sujets intéressants.