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Le meilleur ami de l’homme aurait pratiquement la même flore intestinale que nous

Crédits : Pixnio

Une récente étude démontre que le chien aurait une flore intestinale très proche de celle de l’homme. Par ailleurs, cette même flore évolue en cas d’obésité, tout comme chez l’être humain !

Une étude parue dans la revue BMC Microbiome le 19 avril 2018 montre que le meilleur ami de l’homme ne partagerait pas seulement son amitié, mais également de fortes similitudes au niveau de la flore intestinale. L’équipe dirigée par Luis Pedro Coelho du Laboratoire européen de biologie moléculaire (EMBL) a obtenu des résultats qui intéressent énormément les acteurs de la recherche sur l’obésité.

Alors que l’obésité devient de plus en plus un problème de santé publique mondial – surtout dans les sociétés industrialisées -, les chercheurs ont tenté de comparer la flore bactérienne intestinale de plusieurs animaux. Les scientifiques pensent que ces bactéries jouent un rôle au niveau de l’obésité, et le but était d’identifier l’animal ayant la flore intestinale la plus proche de nous, humains.

Deux animaux qui sont la souris et le cochon ont fait partie de l’étude en question, étant les plus sollicités dans le cadre de recherches scientifiques. Par ailleurs, le chien a été ajouté, beaucoup moins présent dans ce genre d’études. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les résultats des chercheurs ont été une source d’étonnement.

Selon les résultats, le chien, beaucoup plus que la souris et le cochon, a une flore intestinale proche de la nôtre. Si les bactéries présentes chez les chiens ne sont pas identiques aux nôtres, celles-ci font en revanche partie des mêmes espèces.

Ainsi, les scientifiques ont mené des expériences sur 32 beagles et 32 labradors retrievers, dont la moitié montrait des signes d’obésité. Le but était d’observer les réactions de leur corps aux variations alimentaires. Tout d’abord, les chiens ont été nourris de façon équilibrée durant quatre semaines, puis il a été question de leur faire suivre un régime déséquilibré durant le même laps de temps. La moitié des chiens ont suivi un régime hyper-protéiné pauvre en glucides, et l’autre moitié un régime opposé.

Les scientifiques ont ainsi procédé à une analyse du mélange de tous les gènes des bactéries (métagénome) présentes dans les déjections canines. Les résultats ont montré l’identification de près de 1,25 millions de gènes différents, composant un microbiote (ou flore intestinale) très proche de celui des humains.

Par ailleurs, la réponse du microbiote des chiens face aux modifications alimentaires a été jugée similaire à celle que pouvait fournir celui des humains. Ainsi, cela voudrait dire que les chiens peuvent devenir obèses de la même façon que nous ! Ces recherches destinées à faire progresser les études sur l’obésité humaine devrait déjà donner quelques idées aux industriels de l’alimentation pour chiens afin d’apporter quelques modifications à leur produits. En effet, l’obésité menace également les chiens ! Les chercheurs désirent désormais plancher sur l’origine de la similarité entre le microbiote des chiens et celui des hommes, encore inconnu.

Sources : Science & VieScience Daily