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Le futur site d’atterrissage de la NASA sur Mars devient encore plus intéressant

La planète Mars. Crédits : Pixabay

Une étude suggère la présence de dépôts de silice hydratée sur le futur site d’atterrissage de la mission Mars 2020. C’est une excellente nouvelle pour la recherche de vie extraterrestre.

L’année prochaine, l’ESA et la NASA vont profiter d’une fenêtre de lancement pour envoyer chacune un rover sur Mars. Leur principal objectif sera de chercher des traces de vies passées sur la planète. L’agence européenne a jeté son dévolu sur Oxia Planum, une plaine située un peu plus au nord de l’équateur de Mars. Avec son rover Mars 2020, l’agence américaine devrait normalement se concentrer sur le cratère Jezero.

À la base, cet emplacement était déjà très intéressant. En effet, cette formation de 45 km de diamètre pour 500 mètres de profondeur est censée avoir abrité un delta de rivières menant à un lac, il y a entre 3,5 et 3,9 milliards d’années.

Un delta est extrêmement efficace pour préserver les biosignatures“, justifiait il y a quelques mois Ken Farley, responsable scientifique du projet Mars 2020. “Si la vie sur la planète rouge a existé, ses vestiges ont peut-être été balayés par le fleuve pour être déposés dans cet ancien delta“.

Une raison de plus de s’y rendre

Cependant, il semblerait que la future zone d’exploration du rover de la NASA soit encore plus prometteuse que supposé. En effet, une étude récente suggère la présence de dépôts de silice hydratée. Ce minéral, apprend-on, est particulièrement efficace pour la préservation des bio-signatures et des micro-fossiles.

Ces nouveaux résultats ont été obtenus grâce aux données de l’instrument CRISM (Spectrometer Imaging Reconnaissance Spectrometer for Mars) embarqué à bord de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) de la NASA.

Une fois sur place, probablement en février 2021, le rover de la NASA sera en mesure d’effectuer une analyse chimique de ces gisements. Les chercheurs pourront ainsi déterminer la manière dont ils se sont formés. Le rover sera également capable de rechercher la présence de matières organiques dans ces dépôts.

cratère jezero
Le cratère de Jezero, le futur site d’atterrissage de la mission Mars 2020. Crédits : NASA / JPL / JHUAPL / MSSS / Université Brown

Un retour d’échantillons ?

Les chercheurs seront donc en mesure d’évaluer le potentiel de vie passée sur Mars grâce au rover. Si tout se déroule comme prévu, il sera également question de mettre sous scellés quelques échantillons de matière qui seront ensuite envoyés sur Terre par le biais d’une mission annexe.

L’idée consisterait à envoyer une sonde et un atterrisseur sur Mars. Une fois posés à la surface, un robot serait déployé dans le but de recueillir les échantillons préalablement récoltés par le rover Mars 2020. Il faudrait ensuite pouvoir redécoller et libérer une capsule dans le but de ramener les échantillons sur Terre.

Pour le moment, cette mission est encore à l’étude, mais elle pourrait être prochainement développée par la NASA. Des analyses en laboratoire seront en effet essentielles si nous voulons confirmer ou non la présence d’une vie extraterrestre passée sur la planète rouge.

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