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Le coronavirus pourrait-il disparaître avec le printemps ?

Crédits : _freakwave/Pixabay

Le nombre de cas et de décès causés par le coronavirus Covid-19 ne cesse d’augmenter en France et partout en Europe. Avec l’arrivée du printemps, l’épidémie pourrait-elle ralentir comme le fait la grippe ? Tout n’est pas aussi simple mais des experts se penchent sur la question.

Le printemps de l’espoir

En France, le dernier bilan fait état de 3 667 cas confirmés pour 79 décès. Deux pays européens font néanmoins face à une situation plus grave : l’Italie (17 660 cas / 1 266 décès) ainsi que l’Espagne (5 232 / 133). Comme chacun le sait, il est très difficile de prévoir quand l’épidémie de coronavirus va s’arrêter. Toutefois, l’espoir est permis avec l’arrivée du printemps. La chaîne LCI a interrogé Etienne Decroly, directeur de recherche au CNRS, plus précisément du laboratoire Architecture et Fonction des Macromolécules Biologiques (AFMB) de Marseille.

Le chercheur a expliqué qu’un ralentissement de l’épidémie avec l’arrivée du printemps était une hypothèse. En effet, cette famille de virus est saisonnière et donc sensible aux conditions climatiques. Il y a quelques semaines, nous citions une étude portant sur la persistance du virus. Selon la conclusion des chercheurs allemands, la résistance diminue de manière importante à des températures dépassant les 30 °C.

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Crédits : NIAID

Un climat chaud et sec serait défavorable au virus

Pour Etienne Decroly, la déshydratation des particules virales se produit par temps chaud et sec. Autrement dit, l’infectiosité du virus se réduit en présence de ce type de conditions météo. Étant donné qu’il y a plus de cas dans l’hémisphère nord que dans l’hémisphère sud, le climat joue peut-être un rôle dans la propagation du virus. En revanche, il demeure judicieux de ne pas se laisser aller à de mauvaises interprétations.

L’expert rappelle la situation de l’Afrique où le climat majoritairement chaud et sec. Or, ce continent n’a pas rapporté beaucoup de cas. Ceci peut s’expliquer par le fait que la détection du coronavirus n’y est pas assez efficace ou bien que l’épidémie ne s’y propage pas vraiment. Par ailleurs, la pyramide des âges est très différentes en Afrique, si bien que les personnes les plus fragiles physiquement se trouvent en minorité.

Etienne Decroly pense que la propagation du coronavirus dans un pays tel que l’Australie va permettre d’en savoir davantage sur l’effet saisonnier de l’épidémie. En effet, le climat australien actuel s’approche de celui que nous connaîtrons dans quelques mois. Il faut donc se montrer  patient avant d’obtenir des indications précises et mesurables.

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