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Le Canada se réchauffe deux fois plus vite que les autres pays !

Crédits : Wikimedia Commons

Un rapport récemment publié par le gouvernement canadien indique que le pays est impacté plus que partout ailleurs dans le monde en ce qui concerne le réchauffement climatique. Par ailleurs, ce même rapport se base sur des données dont les plus anciennes datent de plus un demi-siècle !

Un rapport édifiant

Il y a quelques jours, le gouvernement du Canada a rendu public son Rapport sur le climat changeant du Canada 2019. Selon ce document, la température moyenne annuelle dans ce pays a augmenté de 1,7 °C depuis 1948. Les augmentations les plus fortes au Canada – frôlant les 2,5 °C – ont été relevées dans le nord de la Colombie-Britannique ainsi que dans les Prairies. Cette augmentation est à comparer à celle relative au monde entier. En effet, températures moyennes ont augmenté de “seulement” 0,8 °C à l’échelle du globe, selon les données de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).

Le rapport du gouvernement indique que ceci s’accompagne d’une hausse des précipitations, principalement en hiver. Citons également une augmentation des conditions favorisant l’apparition de feux de forêt et les pénuries d’eau durant la saison d’été. Le document souligne que ces conditions sont le résultat de deux facteurs combinés : l’activité humaine ainsi que les variations naturelles du climat.

« D’ici la fin du siècle, le niveau de l’eau pourrait avoir augmenté de 75 cm à 100 cm dans les provinces atlantiques », pouvait-on lire dans un article de ICI Radio Canada publié le 3 avril 2019.

ours polaire
Crédits : Wikipédia

Une augmentation de 6 °C d’ici 2100

Le rapport cite des recherches ayant formulé des projections à peine croyables. Le réchauffement pourrait atteindre plus de 6 °C d’ici la fin du siècle, et les conséquences sont connues. En effet, le Canada sera un des pays les plus exposés aux vagues de chaleur, sécheresses, feux de forêt, fonte des glaces, hausse du niveau des eaux et inondations. Il s’agit d’épisodes climatiques qui devraient se montrer de plus en plus fréquents tandis que les effets sur la biodiversité pourraient être irréversibles.

Évidemment, les scénarios les moins pessimistes en termes d’augmentation de la température pourraient être viables. Seulement, il faudrait que le monde entier stoppe ses émissions de dioxyde de carbone dès 2050. Concernant le Canada, le Premier ministre a récemment fait passer une taxe sur les émissions de gaz à effet de serre (GES). Celle-ci s’appliquera à quatre provinces dont les efforts en matière d’environnement sont jugés insuffisants.

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