in

L’atmosphère d’une « Super-Terre » pour la première fois analysée, vous ne voudrez certainement pas y vivre

Illustration artistique : ESA/Hubble, M. Kornmesser

Des scientifiques ont pu détecter et analyser l’atmosphère de la « super-Terre » 55 Cancri e, récemment découverte. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est clairement pas une planète où il ferait bon vivre.

Découverte en 2004 (et son transit a été observé en 2011), 55 Cancri e est une exoplanète en orbite autour de l’étoile 55 Cancri A, une naine jaune située à une distance d’environ 40 années-lumière du Soleil, dans la constellation zodiacale du Cancer. Il y a quelques jours, des scientifiques de l’University College of London, en collaboration avec la NASA et l’ESA, ont annoncé avoir détecté et analysé l’atmosphère de cette « super-Terre ». Une grande première que l’on doit, encore une fois et en partie à Hubble.

Plus particulièrement à la caméra à grand champ Wide Filed Camera 3, embarquée sur le télescope, qui a permis un relevé d’informations spectrales déterminant. Analysées par différents outils informatiques, ces données spectroscopiques ont révélé une forte présence d’hydrogène et d’hélium : « C’est un résultat très intéressant, car c’est la première fois que nous sommes en mesure de trouver des empreintes spectrales qui montrent les gaz présents dans l’atmosphère d’une super-Terre » a expliqué le chercheur Angelos Tsiaras de l’UCL. « Les observations de l’atmosphère de 55 Cancri e suggèrent que la planète a réussi à emmagasiner une quantité importante d’hydrogène et d’hélium de la nébuleuse à partir de laquelle elle s’est formée à l’origine ».

Malheureusement pour celles et ceux qui se languissent de pouvoir un jour quitter la Terre, 55 Cancri e n’accueillera jamais de vie. Humaine, du moins. Son atmosphère exotique entièrement composée d’hydrogène, d’hélium et comportant également des traces de cyanure d’hydrogène – un poison mortel – en fait une pâle candidate. Il n’y a pas d’eau, non plus, et il règne à sa surface une température pouvant atteindre les 2000 °C. Pas étonnant étant donné la forte proximité avec son étoile, dont elle fait le tour en à peine 18 heures. « Ce n’est peut-être pas une planète sur laquelle je voudrais vivre », conclut Jonathan Tennyson, nous non plus.

Sources : AstronomyS & A