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L’Araignée noire de Darwin, l’araignée aux mille et une pratiques sexuelles

Crédits : Capture vidéo Youtube

En général, les araignées sont réputées pour la violence de leurs rapports sexuels, souvent agrémentés de cannibalisme, d’émasculation ou encore de mutilations génitales. Cependant, une espèce d’araignée ne rentre pas dans ce cadre.

Les pratiques sexuelles sont très variées chez l’être humain. Cependant, des chercheurs de l’EZ Lab de l’Institut de Biologie de l’Académie des Sciences et des Arts de Slovénie assurent que de multiples pratiques sexuelles sont observables chez les araignées. Les résultats ont été publiés dans la revue Nature le 29 avril 2016.

Le plus souvent, cela peut s’apparenter à un véritable combat. Le mâle, 2 à 3 fois plus petit que la femelle, doit s’activer pour s’accoupler avant d’être dévoré par sa partenaire. La reproduction est d’ailleurs complexe : pour que le sperme du mâle puisse féconder la femelle, il doit transférer des gouttes contenant ses spermatozoïdes, sécrétées par le pli épigastrique sous son ventre, à ses pédipalpes à l’avant de sa tête. Ensuite, ce dernier doit déposer le sperme dans l’épigyne, organe reproducteur de la femelle.

La copulation est longue et risquée pour le mâle puisque l’approche peut être stoppée net par la femelle, et ce n’importe quand, cette dernière décidant alors de le manger avant la fin de l’acte. Selon les chercheurs, certaines araignées ont cependant développé des pratiques sexuelles favorisant l’accouplement.

Les chercheurs slovènes ont décrit le comportement d’une araignée en particulier : l’araignée noire de Darwin ou Caerostris darwini, endémique de l’île de Madagascar, connue principalement pour la fabrication d’énormes toiles très résistantes.

Cette araignée aurait donc développé d’autres options un peu plus douces que le cannibalisme ou l’émasculation, bien qu’elle les connaisse également. Par exemple, le mâle peut tenter de s’accoupler avec la femelle en l’approchant par surprise. Il peut également tenter de la bloquer en tissant une toile autour d’elle pour l’attacher. Plus surprenant, le mâle pourrait pratiquer le sexe oral avant, pendant et après l’accouplement, cette option lui permettant d’assurer ses chances d’accouplement et donc de paternité. En effet, en déposant de la salive sur l’organe de la femelle, le mâle favorise la fécondation de son sperme plutôt que de celui d’un concurrent.

Sources : Sciences et AvenirFredZone