in

L’apprentissage du savoir humain à l’aide d’une pilule, possible d’ici à 30 ans ?

Crédits : Philip Taylor PT / Flickr

Un chercheur du MIT Media Lab pense que nos méthodes d’apprentissage vont connaitre d’énormes changements dans les 30 prochaines années. Et si à l’horizon 2045 vous appreniez l’anglais en avalant une simple pilule ?

« Vous allez avaler une pilule et vous saurez parler anglais. Vous allez avaler une pilule et vous connaîtrez Shakespeare», déclare Nicholas Negroponte lors d’une conférence TED (Technology, Entertainment and Design). Il s’agit d’ une série de conférences organisées à l’échelle mondiale par la Sapling foundation, une fondation à but non lucratif.

Nicholas Negroponte est un informaticien américain d’origine grecque, professeur et chercheur au Massachusetts Institute of Technology, fondateur en 1985 du Media Lab, centre spécialisé dans la communication du futur. Ce chercheur aurait prédit avec justesse le futur de l’informatique (dans les années 70). Plus tard il anticipera l’omniprésence des écrans tactiles et autres tablettes face au kit ordinateur/souris.

Le directeur du Media Lab explique que la façon dont nous apprenons aujourd’hui subira d’importantes modifications au cours des trois prochaines décennies. Ainsi il sera sans effort, possible d’acquérir le savoir en avalant des pilules et ce peu importe les capacités et motivations de l’individu qui voudra s’essayer à cette pratique peu orthodoxe. Nicholas Negroponte estime que l’œil est « peut-être un canal inefficace » et que nous allons « ingérer des informations ». Moyennant finances, l’apprentissage d’une langue, la maitrise de l’histoire et de la géographie ou encore de la littérature relèvera selon lui du possible.

« Le groupe de Neurobiologie Synthétique invente et applique des outils pour analyser et concevoir des circuits de cerveau à la fois chez les humains et des systèmes modèles. Notre neuro-ingénierie se concentre actuellement sur l’élaboration de technologies pour contrôler le traitement dans des cibles de circuits neuronaux spécifiques dans le cerveau. Nous espérons que cette approche du cerveau par la neurobiologie synthétique nous aidera à mieux comprendre la nature de l’existence humaine — et à concevoir des améliorations », explique Nicholas Negroponte en s’appuyant sur les recherches actuelles en neurologie synthétique d’Ed Boyden au Media Lab du MIT.

Les informations « ingérées » devraient donc transiter par le flux sanguin jusqu’au cerveau qui les enregistrera de manière progressive. Bien que ces prédictions relèvent pour l’instant de la science-fiction, celles-ci font rêver tous ceux pour qui l’apprentissage « traditionnel » se révèle être une véritable torture !

Sources : Maxi SciencesLe Soir

– Illustration :  Certains droits réservés par Philip Taylor PT