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Lanceur Vega : l’ESA teste un moteur tournant à l’oxygène et au méthane liquide !

Crédits : Avio

Dans le cadre de la conception de son nouveau lanceur Vega, l’Agence spatiale européenne a pensé un moteur beaucoup moins polluant pour l’environnement, tout en restant performant. En effet, celui-ci fonctionne avec un mélange d’oxygène et de méthane liquides.

L’ESA voit déjà loin

L’étage supérieur du futur lanceur Vega-E devrait être équipé d’un moteur plutôt spécial. Baptisé M10, ce dernier est né de la collaboration entre l’Agence spatiale européenne (ESA) et la société italienne Avio, dont la spécialité est la fabrication de moteurs pour le secteur aérospatial. Rappelons au passage que le lanceur Vega-E – qui entrera en service vraisemblablement vers 2025 – est une évolution du lanceur Vega-C, qui pour sa part devrait débuter dans le courant de l’année 2019. Les deux lanceurs sont prévus pour se positionner sur le marché des petits satellites à lancer sur des orbites basses.

Un moteur moins polluant

Ce moteur M10 est un prototype fonctionnant à oxygène et au méthane liquides. Testé il y a peu, il s’agit tout simplement du premier moteur européen à fonctionner avec un tel mélange. Ce dernier est considéré comme étant plus respectueux de l’environnement grâce à ses émissions plus réduites.

Crédits : Avio

Il existe cependant un équivalent du côté de l’agence Roscosmos. En effet, l’étage du lanceur Soyouz utilise un moteur comparable au M10. Mais si son mélange contient effectivement de l’oxygène liquide, celui-ci n’intègre pas de méthane mais du kérosène. Or, le kérosène s’avère être moins performant que le méthane dans ce genre de mélange.

D’autres particularités

L’ESA a indiqué que le moteur M10 sera capable de remplacer les deux derniers étages de Vega-C – le Zefiro 9 et l’Avum – par un seul étage plus efficace et flexible. Il faut également savoir que la réalisation du prototype de ce même moteur a intégré le concept de fabrication additive, un procédé de fabrication par ajout de matière – via l’impression 3D – la plupart du temps assisté par ordinateur. Par ailleurs, les coûts ont été réduits par une simplification du processus industriel de fabrication.

Enfin, évoquons le fait que l’ESA aurait pu faire un choix davantage porté sur les performances. En effet, la propulsion cryogénique – un procédé maîtrisé non sans mal – était disponible. Mais l’agence a estimé que ce n’était pas le but recherché dans le cas du lanceur Vega-E.

Sources : Phys.OrgFutura Sciences

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