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Lancement d’une plateforme permettant à chacun de participer à la surveillance du Sars-CoV-2

Crédits : NIH Image Gallery / Flickr

Il sera bientôt possible de participer à la surveillance de la propagation du coronavirus dans la population française. Ce projet participatif nommé Covidnet.fr fera donc l’objet d’une relance. En effet, celui-ci était déjà présent lors de la première vague de contamination du coronavirus Sars-CoV-2.

Un dispositif deux en un

Dans un article publié ce 11 septembre 2020, L’Express affirme que l’épidémie de Covid-19 a peu de chances d’exploser comme ce fut le cas en mars dernier. Il n’y aura donc pas forcément de deuxième vague. Toutefois, la situation actuelle pourrait perdurer durant des mois voire des années. Déjà mis en place au printemps, le projet participatif Covidnet.fr va faire son retour le 14 septembre. Il s’agit d’une surveillance épidémiologique qui se fera en même temps que celle de la grippe saisonnière. En effet, Covidnet.fr et Grippenet.fr ne forment qu’une seule et même plateforme pour la dixième saison du projet.

Ainsi, les internautes sont invités à remplir un questionnaire une fois par semaine afin de décrire leur état de santé. Rappelons qu’il n’est pas obligatoire d’être suivi par un médecin pour participer. En effet, il suffit simplement d’indiquer si tout va bien ou le cas échéant, de décrire ses symptômes. Par ailleurs, le projet intègre des questions à propos des gestes barrières ou encore en ce qui concerne le nombre de personnes croisées récemment.

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Crédits : geralt/pixabay

Compléter les données déjà disponibles

Grâce à ce projet, les responsables auront un aperçu de la propagation du coronavirus sur le territoire. Il y aura donc un double suivi avec la grippe. Évidemment, il incombe que suffisamment de personnes s’inscrivent et renseignent les questionnaires. Mis au point par l’Inserm et Santé Publique France, Covidnet.fr doit permettre de compléter les données issues des systèmes de surveillance traditionnels de la grippe, à savoir les hôpitaux et bien sûr, les médecins libéraux. Il s’agit surtout de réduire “l’angle mort” incarné par les personnes qui ne consultent pas.

Il faut savoir que les questionnaires du projet sont anonymes. S’il est question de renseigner une adresse e-mail au moment de l’inscription, celle-ci ne devrait pas être associée aux données. Par ailleurs, ceci n’a aucun intérêt pour les équipes du projet car celles-ci sont dans une démarche de recherche.

Rappelons que le bilan mondial du coronavirus est d’environ 28 millions de cas pour plus de 900 000 décès. Actuellement, les pays les plus touchés sont les États-Unis, l’Inde et le Brésil.

Voici une vidéo explicative à propos du projet Covidnet.fr :