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Les premiers taïkonautes vont intégrer la nouvelle station chinoise

Crédits : CNSA

La Chine a déployé mercredi un lanceur Longue Marche 2F en vue d’envoyer sa première capsule habitée vers le module principal de leur nouvelle station. Son lancement est imminent.

Une nouvelle mission habitée

La dernière fois que des taïkonautes se sont envolés pour l’espace, c’était en 2016 dans le cadre de la mission Shenzhou-11. Les astronautes chinois Jing Haipeng et Chen Dong avaient intégré la station Tiangong-2 en octobre, avant de revenir sur Terre un mois plus tard. Au passage, après 47 jours de vol cumulé, Heipeng avait d’ailleurs battu le record de temps passé dans l’espace pour un Chinois.

La prochaine mission habitée de la Chine dans l’espace sera lancée d’ici quelques jours dans le cadre de la mission Shenzhou-12. Il s’agira de la troisième des onze missions prévues pour la phase de construction de la station en 2021 et 2022. Le vaisseau cargo Tianzhou-3 et la mission avec équipage Shenzhou-13 suivront respectivement en septembre et en octobre.

Pour ce nouveau lancement, le vaisseau spatial Shenzhou 12 sera coiffé d’une fusée Longue Marche 2 F. Début avril, les deux structures avaient été livrées au centre de lancement de satellites de Jiuquan, dans le désert de Gobi. Ce mercredi 9 juin, le lanceur a été dressé à la verticale sur son pas de tir, révèle Spacenews.

Les autorités chinoises n’ont pas encore révélé la date de lancement prévue. À la base, la mission devait être lancée autour du 10 juin, mais un retard d’une semaine essuyée par la mission cargo Tianzhou-2 suggère que cette l’échéance pourrait, elle aussi, être repoussée d’une durée similaire.

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Illustration de nouvelle station chinoise entièrement assemblée. Crédits : CNSA

Vérifications techniques

Au cours de cette mission, trois taïkonautes (astronautes chinois) intègreront le module central de leur nouvelle station. On ignore encore l’identité des membres d’équipage de cette prochaine mission habitée, tout comme la durée précise de cette dernière. A priori, elle devrait durer au moins jusqu’en septembre.

Quant aux activités à bord, la Chine va devoir se familiariser avec sa nouvelle station. Aussi, le plus gros du travail consistera à faire des vérifications techniques liées aux performances et à la fonction du module de base. Des activités extra-véhiculaires sont également à prévoir pour tester les combinaisons.

Une fois opérationnelle, cette nouvelle station sera bien plus petite que l’ISS (environ un cinquième de sa masse), mais pourra tout de même accueillir jusqu’à trois astronautes pour des séjours pouvant durer jusqu’à six mois. À bord, ces derniers mèneront diverses expériences scientifiques et se prépareront aux vols de longue durée dans l’espace. Il n’est pas non plus exclu qu’un astronaute européen puisse un jour l’intégrer également.