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Des scientifiques ont percé le mystère des lacets qui se détachent tout seuls

Crédits images : Flickr / Patrick Warren

De nombreuses personnes se sont forcément un jour posé la question des lacets qui se défont tout seuls alors qu’elles pensaient les avoir parfaitement noués. Des scientifiques américains ont enfin pu répondre à cette question.

Les ingénieurs en mécanique de l’Université de Berkeley (état de Californie) sont à l’origine d’une étude tout à fait sérieuse publiée dans la revue Proceedings of the Royal Society A le 12 avril 2017. Les chercheurs y expliquent l’origine du dénouement des lacets que l’on a tous plus au moins attribué à un manque de serrage ou à une sorte de malchance.

« L’étude montre que le relâchement du nœud arrive en quelques secondes, déclenché par une interaction complexe de plusieurs forces », peut-on lire sur le site officiel de l’université de Berkeley qui relate ces recherches.

Une des meneuses de l’étude, Christine Gregg, a eu l’idée d’entamer de telles recherches après s’être rendu compte que ses propres lacets se déliaient souvent lors de ses séances de footing. La chercheuse en a fait part à des collègues qui se sont montrés intéressés pour comprendre d’où pouvait provenir ce relâchement.

La première étape a consisté à filmer Christine Gregg en slow-motion sur un tapis de course et à analyser les mouvements des lacets. Tout est alors devenu plus clair et les ingénieurs ont pu identifier deux principales forces agissant sur le nœud et causant son relâchement progressif. La première force provient de l’impact du pied sur le sol à chaque foulée, étirant et détendant le nœud en lui-même. La seconde force est plutôt relative à l’inertie, causée par le mouvement de balancier des jambes. Cette dernière agit sur le bout des lacets comme si une main invisible tirait dessus.

Le nœud papillon classique ne résiste donc pas beaucoup à ces forces qui évidemment, ne « viennent pas d’une personne tirant sur le nœud », comme le rappelle Christine Gregg avant d’expliquer que les « lacets peuvent rester noués pendant très longtemps et qu’un seul petit mouvement va causer une avalanche d’effets qui vont défaire le nœud. » D’ailleurs, ces recherches basées sur une question à première vue insignifiante pourraient s’appliquer à d’autres champs bien plus importants « comme l’ADN ou des microstructures, qui eux aussi se défont sous l’effet de forces dynamiques. »

Sources : MashableKonbini