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La vision futuriste de McLaren sur la Formule 1 100% électrique en 2050

Crédits : McLaren Applied Technologies

Que va-t-il advenir de la Formule 1, et du sport automobile en général, lorsque les voitures seront entièrement électriques ? McLaren a réfléchi à la question, et a récemment présenté sa vision d’un Grand Prix électrique 2050.

Le groupe McLaren Applied Technologies a récemment imaginé un possible futur pour le sport auto. Une vision à long terme qui n’aurait plus rien à voir avec le sport, jadis passionnant, devenu pour beaucoup ennuyeux. De moins en moins de personnes passent leur dimanche après-midi devant un Grand Prix. En sept ans, le nombre de téléspectateurs dans le monde ayant regardé au moins une course du Championnat du monde aurait dégringolé de 527 à 352 millions, soit une baisse d’un tiers. Plusieurs facteurs y contribuent. Mais à long terme, quel futur attend la F1 ? Projetons-nous dans 30 ans.

Les voitures

McLaren pense que les F1, désormais électriques, pourront à terme atteindre les 500 km/h. Les pilotes, qui dépendent aujourd’hui de la pompe à essence, n’auraient alors pas besoin de s’arrêter au stand. McLaren imagine que leurs voitures pourront se recharger toutes seules en roulant sur la voie des stands. Moins le pilote ira vite, et plus il y aura de recharge. Plus il ira vite et moins la voiture sera rechargée efficacement. Ceci bien sûr, serait à prendre en compte dans une stratégie de course.

Il n’est ici question que de recharges électriques. Nous n’aurions, à l’avenir, plus besoin de changer les pneus, pense la marque. Ceux-ci, “auto-réparants”, ne perdraient donc plus jamais d’adhérence. McLaren imagine également qu’un pilote pourrait, en se rapprochant de l’adversaire qui le précède, “voler” l’énergie de sa voiture. Ces Formules 1 nouvelle génération pourraient également être en mesure de changer de profil : plus larges dans les virages pour maximiser l’adhérence, et plus étroites dans les lignes droites pour minimiser la prise au vent.

Les pilotes

Autre point important : le cockpit. À des vitesses avoisinant les 500 km/h, impossible de se maintenir en extérieur. Le corps humain ne le supporterait pas. Chaque pilote devra alors être maintenu à l’intérieur pour être protégé. Mais sans “humain apparent”, il ne reste qu’une machine – et les spectateurs n’aiment pas ça. McLaren propose alors que les pilotes puissent être neuro-impliqués dans des circuits capables de lire leurs émotions et de les afficher visuellement à l’extérieur de la voiture.

Imaginez un instant : la voiture vire au rouge pour un pilote mécontent, ou au vert s’il est euphorique. Ces données, visibles par les autres pilotes, devront alors également être prises en compte dans une stratégie de course.

McLaren
Si la voiture vire au rouge, cela signifie que le conducteur est en colère. Crédits : McLaren Applied Technologie

L’intégration de l’intelligence artificielle, qui prend de plus en plus de place dans notre société, pourrait ici jouer le rôle de co-pilote. L’environnement extérieur, les paramètres physiques et émotionnels des conducteurs et autres informations cruciales pour gagner une course pourraient alors être calculées avant d’être transmises aux concernés. En fonction de ces données, les stratégies de course pourraient alors être modifiées en temps réel.

Bien évidemment, si les voitures changent, les circuits seront tenus de suivre le mouvement eux aussi. Ils devront être plus longs de plusieurs kilomètres, mais aussi plus larges. Reste à savoir si le public suivra. Car si cette vision futuriste du sport auto est aujourd’hui plutôt séduisante, n’oublions pas que dans une trentaine d’années, les voitures autonomes auront pris le pouvoir. S’identifier au pilote ne sera donc peut-être plus d’actualité. Quel intérêt alors ? Les futures générations se passionneront-elles pour ce sport jadis excitant, ou la F1 tombera-t-elle finalement aux oubliettes ?

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