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La sonde Solar Orbiter est prête pour son grand voyage vers le Soleil

Crédits : ESA

La mission Solar Orbiter de l’ESA, vient de passer avec succès ses derniers tests en Allemagne. La sonde partira pour Cap Canaveral à la fin du mois, en prévision de son lancement en février prochain.

Le Soleil est une étoile relativement calme, mais qui essuie tout de même quelques tempêtes. Ces “caprices”, nous en faisons parfois les frais. Nos systèmes de télécommunications dépendent en effet de cette “météo spatiale”. Plus nous en saurons sur ces événements, et plus nous serons en mesure de mettre en place des moyens de s’en défendre. Pour ce faire, l’ESA va prochainement envoyer un émissaire : la sonde Solar Orbiter.

« Solar Orbiter est sur le point de répondre à certaines des plus grandes questions scientifiques concernant notre étoile. Ses données nous aideront à mieux protéger notre planète des défis mondiaux de la météorologie spatiale », a déclaré Günther Hasinger, directeur scientifique de l’ESA.

Derniers tests réussis

Les instruments viennent de passer avec succès ses derniers tests dans un centre spécialisé près de Munich, en Allemagne. Les chercheurs ont notamment vérifié les mécanismes de déploiement, la capacité de la sonde à résister aux vibrations de lancement, aux extrêmes thermiques et au vide de l’espace. Tous les voyants sont au vert. La sonde sera transportée vers la Floride le 31 octobre prochain. Son lancement, lui, est prévu pour le début du mois de février prochain.

« Grâce au travail acharné de nos équipes pour la construction et le test de cette mission spatiale inspirante, nous avons franchi une étape importante aujourd’hui en Europe et le satellite va maintenant être prêt pour la phase finale de ses préparatifs de pré-lancement à Cape Canaveral », a poursuivit le chercheur.

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Une éruption solaire vue en ultraviolet avec de fausses couleurs. Crédits : Wikipédia

Se rapprocher peu à peu du Soleil

Solar Orbiter sera propulsé en orbite par une fusée un Atlas V 411, de la NASA. Au cours de son voyage, la sonde va ensuite profiter de l’attraction gravitationnelle de la Terre et de Vénus pour se rapprocher peu à peu du Soleil. Elle suivra une orbite elliptique la ramenant à environ 42 millions de kilomètres de distance. C’est à peu près au même niveau que la planète Mercure.

Ici, les instruments faisant face au Soleil vont devoir supporter des températures supérieures à 500 °C (-180 °C la nuit). C’est environ 13 fois plus chaud que les températures subies par les satellites en orbite autour de la Terre.

Cette mission sera par ailleurs la première à nous offrir les images des régions polaires de notre étoile. Elle complétera également le travail effectué depuis quelques mois déjà par la sonde américaine Solar Parker de la NASA, qui devrait approcher le Soleil dans quelques années, à seulement 3,8 millions de km de sa surface.

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