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La sonde Hayabusa2 s’est posée avec succès sur l’astéroïde Ryugu

L’astéroïde Riygu photographié à 6 kilomètres de distance par la sonde Hayabusa2. Crédits : JAXA, Université de Tokyo, Université de Kochi, Université Rikkyo, Université de Nagoya, Institut de technologie de Chiba, Université de Meiji, Université d’Aizu, AIST

La sonde Hayabusa2 s’est posée il y a quelques heures avec succès sur l’astéroïde Ryugu, à 340 millions de kilomètres de la Terre. L’instrument a tiré une balle de tantale sur la surface rocheuse avant de remonter pour se placer de nouveau en orbite.

Hayabusa2 avait entamé sa descente vers l’astéroïde ce jeudi à 13H15 (04H15 GMT) avec un peu de retard, mais la mission semble s’être déroulée sans encombre. C’est du moins ce que suggèrent les premières données récoltées au compte-gouttes. Sur place, la sonde n’est restée que quelques secondes, le temps de tirer une balle sur la surface pour fragmenter la pierre. Reste à savoir si Hayabusa2 a pu récupérer un peu de ces échantillons. Nous le saurons dans quelques heures. Si tel est effectivement le cas, ces morceaux d’astéroïdes pourront être ramenés sur Terre en 2020 pour analyses.

Répondre à des questions fondamentales

L’un des principaux objectifs de la mission sera de nous en apprendre davantage sur la manière dont la vie a pu prendre racine sur notre planète. Les astéroïdes sont en effet soupçonnés d’avoir joué les premiers rôles en déposant sur Terre de l’eau et des matières organiques. En analysant la poussière de Ryugu, les chercheurs pourraient être en mesure de confirmer ou non cette théorie, et si oui d’évaluer dans quelle mesure les astéroïdes ont été déterminants.

Cette mission pourrait également nous éclairer sur l’origine de notre système solaire. Ryugu (3 km de large) se présente en effet comme une véritable relique, quasiment inchangée depuis la formation achevée de notre étoile il y a environ 4,6 milliards d’années.

On rappelle également que l’astéroïde n’en est pas à son premier visiteur. En septembre dernier, la sonde japonaise avait en effet largué avec succès deux petits robots à sa surface. L’objectif principal de cette mission était de pouvoir analyser la composition des sols, en amont de l’atterrissage futur de la sonde. Les deux robots – Minerva-2 et Mascot – avaient même pris quelques photos de la surface.

L’Agence spatiale japonaise avait partagé des photos de la surface de l’astéroïde Ryugu. Crédits : JAXA

De son côté, la NASA se prépare également à une mission du même genre. La sonde OSIRIS-REX, en orbite autour de l’astéroïde Bennu, devrait pouvoir opérer dans quelques mois. La méthode sera en revanche légèrement différente. Il ne sera pas ici question de tirer une balle, mais de souffler (très fort) de l’azote liquide, ce qui permettra de libérer de la poussière. Une fois aspirés, ces échantillons seront mis sous scellés avant un retour sur Terre prévu pour 2023.

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