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La Russie s’est déconnectée du réseau Internet mondial !

Crédits : PxHere

Comme cela avait déjà été annoncé, la Russie a finalement procédé avec succès à un test assez surprenant. En effet, il s’agissait d’isoler le pays du reste du monde pendant un moment. À terme, la Russie pourrait mettre en place ses propres réseaux et éviter les influences extérieures. Il s’agit là d’une mesure lourde laissant craindre un renforcement de la censure.

Un Internet russe

Il y a quelques mois, la Russie avait déjà annoncé vouloir se couper temporairement de l’Internet mondial. Selon l’agence de presse Reuters dans un article du 24 décembre 2019, le pays a annoncé la fin d’une série de tests récents effectués durant plusieurs jours. Il était question de tester le RuNet, une sorte d’Internet ne sortant pas des frontières du pays.

“Notre objectif est de fournir un service Internet ininterrompu sur le territoire russe en toutes circonstances. Les résultats des tests ont montré que les agences gouvernementales et les opérateurs de communication sont prêts à répondre efficacement aux menaces et à s’assurer que l’Internet et les communications fonctionnent efficacement“, a déclaré Aleksei Sokolov vice-ministre russe des Communications.

La Russie pense donc à mettre en place cet Internet exclusif sur lequel des chercheurs travaillent depuis une décennie.  Son objectif est officiellement de se prémunir efficacement contre les cyberattaques. Il est vrai qu’avec un Internet coupé du monde, les attaques ciblées pourraient être évitées sans avoir à couper tout le système.

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Logo du projet RuNet
Crédits : Dmitry Rozhkov / Wikipédia

Une censure encore plus présente ?

Alors évidemment, si la raison officielle est en lien avec la cybersécurité, ce projet RuNet pose quelques questions sensibles. Quelques ONG se sont déjà exprimées et ont expliqué qu’une telle mesure allait renforcer une censure déjà très présente en Russie. Rappelons qu’en 2019, l’ONG Freedom House a décerné la note de 31 sur 100 à ce pays, le classant parmi les états “non libres” sur Internet.

Or, la crainte ultime est que la Russie prenne le même chemin que la Chine. Rappelons que la Chine (notée 10/100 par Freedom House) n’a pas hésité à mettre en place un projet de “grande muraille”, dont l’objectif fait froid dans le dos. Il est question de censure et de haute surveillance de ce qui se produit en ligne. À cela, ajoutons les diverses bases de données, la reconnaissance faciale, les notes sociales, etc.

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