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La pollution de l’air liée au trouble bipolaire et à la dépression

La pollution atmosphérique désormais liée à aux troubles neuropsychiatriques Crédits : Flicker / David Leo Veksler

Une récente étude a conclu que la pollution atmosphérique avait des liens significatifs avec une augmentation des taux de troubles neuropsychiatriques. Parmi ceux évoqués, nous retrouvons le trouble bipolaire et la dépression.

Pollution atmosphérique, attention danger

Ces derniers temps, les études portant sur les effets de la pollution de l’air sur la santé se multiplient. Nous évoquions notamment des impacts de ce type de pollution sur le placenta ou encore les risques d’obésité infantile. Par ailleurs, des liens avaient déjà été faits par le passé concernant l’obésité de manière générale, la baisse de la fonction pulmonaire, l’asthme, le diabète ainsi que certains troubles neurologiques.

Selon une étude parue dans la revue Plos Biology le 20 août 2019, un lien existerait entre pollution atmosphérique et troubles neuropsychiatriques. Les chercheurs du Centre médical de l’Université de Chicago (États-Unis) ont examiné de nombreuses données provenant des États-Unis et du Danemark. Or, il s’avère qu’une qualité médiocre de l’air favorise l’apparition de troubles bipolaires et de dépression majeure – entre autres.

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Crédits : Pixabay

Une origine génétique mais pas seulement

Andrey Rzhetsky, principal auteur de l’étude, s’est avec son équipe intéressé à la pollution de l’air depuis assez peu. L’intéressé a passé 20 ans à chercher du côté de la génétique avec succès. Néanmoins, ce dernier est ensuite parti du postulat que d’autres facteurs pouvaient entrer en ligne de compte.

La première base de données étudiée provient de l’assurance maladie américaine. Celle-ci contenait les informations de 151 millions de personnes ayant déclaré des maladies neuropsychiatriques pendant une dizaine d’années. Or, ces données ont été comparées avec les mesures de 87 polluants atmosphériques potentiels de l’Environmental Protection Agency (EPA) dans les zones où vivaient ces personnes. Pour le Danemark, ce sont les données de 1,4 million de personnes nées entre 1979 et 2002 qui ont été analysées. Celles-ci avaient des maladies neuropsychiatriques et vivaient dans les zones où la qualité de l’air était mauvaise.

Dans le cas des États-Unis, les chercheurs ont noté un taux 27 % plus important de trouble bipolaire et 6 % de dépression majeure par rapport aux zones où la qualité de l’air est correcte. Pour le Danemark, le taux est de 29 % pour le trouble bipolaire et de 50 % pour la dépression majeure. D’autres maladies ont été évaluées, comme la schizophrénie (+ 148 %) ainsi que les troubles de la personnalité (+ 162 %). Enfin, l’étude en question ne s’est pas penchée sur la manière dont la pollution agissait sur la santé. Toutefois, les chercheurs rappellent qu’il existe des études évoquant le fait que les polluants ciblent le cerveau.

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