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La pollution atmosphérique modifierait le placenta !

Crédits : iStock

Une récente étude française démontre que la pollution de l’air pourrait modifier le placenta en ce qui concerne l’expression de ses gènes. Or, cela comporte des risques à la fois pour l’enfant et sa mère.

L’exposition à la pollution de l’air durant la grossesse a par le passé motivé diverses études ayant démontré une augmentation des risques concernant les naissances prématurées, le faible poids à la naissance, les troubles neuro-développementaux ou encore la pré-éclampsie, une maladie pouvant être mortelle pour la mère et l’enfant.

« La pré-éclampsie est une maladie fréquente de la grossesse, associée à une hypertension artérielle et à l’apparition de protéines dans les urines. La plupart des patientes accoucheront d’un bébé en bonne santé et se rétabliront rapidement. Toutefois, non traité, ce syndrome entraîne de nombreuses complications qui peuvent conduire au décès de la mère et/ou de l’enfant », peut-on lire sur le site de l’Inserm.

D’après une étude parue dans la revue Environment International le 21 juin 2018 et menée par des chercheurs du CNRS et de l’Inserm, la pollution atmosphérique modifierait l’expression d’un gène bien précis et entraînerait des modifications épigénétiques du placenta. Dans les CHU de Nancy et Poitiers, pas moins de 668 mères volontaires ont donné leur accord concernant l’observation de leur placenta, et les données obtenues ont été croisées avec celles concernant l’exposition de ces femmes en fonction de leur lieu de résidence durant la grossesse.

Les chercheurs ont alors pointé une modification du gène ADORA2B après une exposition prolongée au monoxyde d’azote (NO), ce qui peut causer la pré-éclampsie qui est rappelons-le, une maladie pouvant être mortelle si celle-ci n’est pas traitée. Dans le communiqué officiel relatif à l’étude, les scientifiques ne manquent pas de souligner le fait que les femmes étudiées vivaient dans des zones où les limites fixées par l’UE n’étaient pas observées.

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